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Attentat de Monaco : une enquête sous tension entre Ukraine et Russie

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-08-10
Illustration: Attentat de Monaco : une enquête sous tension entre Ukraine et Russie
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L'explosion

Le 29 juin 2025, un colis piégé déchire la Principauté de Monaco. La cible : un oligarque ukrainien, V. Ermolaev. Bilan : trois blessés. Les autorités monégasques parlent d'un attentat « vraisemblablement criminel ».

La suspecte

Anastasia Berezovska est rapidement identifiée comme la principale suspecte. Selon des sources web vérifiées, elle quitte l'Ukraine le 22 mars 2025, puis y revient le 1er juillet 2026. Sauf que le 1er juillet 2026, son corps est retrouvé près de Kiev — tuée par balles. Oui, vous avez bien lu : la voilà morte le jour même de son retour.

Les arrestations

En Ukraine, deux hommes sont arrêtés : un ancien policier et un employé des renseignements ukrainiens. Ils sont soupçonnés de complicité. Le général Trinquand, interrogé sur LCI, juge « peu probable » une implication des autorités ukrainiennes. « Ce serait une énorme faute politique », ajoute-t-il.

L'enquête est prise en charge par Monaco, avec le soutien des services français. Le parquet ouvre une information judiciaire pour « tentative d'assassinat en bande organisée ». Les enquêteurs remontent la piste de Berezovska : cartes bancaires, téléphones, traces dans des stations-service et des gares. Une fuite étonnante pour une suspecte censée être discrète. Pourquoi ?

Les deux détenus sont placés en détention provisoire. Leurs profils interrogent : un ancien policier, un employé des renseignements ukrainiens. Ont-ils agi pour le compte de l'État ? Ou pour des intérêts privés ? Kiev nie toute implication. « Le plus simple et le plus rapide, ce serait que Kiev transmette la dépouille à Monaco pour analyser l'ADN », confie une source proche du dossier au Figaro.

Les interrogations

Louis Menget, grand reporter sur C dans l’air, résume : « La résolution extrêmement rapide de cette affaire pose plus de questions qu'elle n'en résout. »

Les experts s'interrogent : pourquoi torturer Berezovska si elle était l'exécutante ? Pourquoi la tuer ensuite ? Un règlement de comptes entre oligarques semble plausible. Mais la présence d'un employé des renseignements ukrainiens parmi les suspects entretient le flou. « On est dans un système mafieux classique, commente Isabelle Lasserre. On exécute le commanditaire et le tueur pour ne pas laisser de traces. »

La France est impliquée via ses services de renseignement, qui surveillent les activités des oligarques à Monaco depuis des années. Le général Trinquand rappelle : « Ces fameux “bataillons de Monaco” sont une source de renseignements extraordinaire. On n'a pas intérêt à donner un coup de pied dans la fourmilière. » Autrement dit, les services français toléraient ces trafics pour mieux les infiltrer. L'attentat a brisé cet équilibre.

Le contexte géopolitique

L'escalade en Crimée et l'affaire de Monaco ne sont pas deux événements séparés. Elles révèlent une même faille : l'incapacité des États européens à contrôler les flux d'argent, d'armes et d'influence qui traversent leurs frontières. Poutine teste les limites de l'OTAN, mais aussi la capacité de l'Europe à protéger ses propres citoyens contre des menaces hybrides. La France, avec Monaco, est en première ligne.

L'affaire met en lumière un autre angle mort : l'ingérence d'acteurs privés liés à des États autoritaires. Les oligarques ne sont pas seulement des hommes d'affaires — ils sont des relais d'influence, des financiers de réseaux, parfois des agents d'influence. Poutine utilise ces canaux pour déstabiliser l'Europe sans déclencher une guerre conventionnelle. L'attentat de Monaco, s'il est avéré qu'il implique des services ukrainiens ou russes, montre que cette guerre hybride a déjà commencé.

Et maintenant ? Le risque est que l’Europe réponde par des mesures de surveillance accrues, au détriment des libertés civiles. Ou qu’elle ferme les yeux, comme elle l’a fait pendant des années sur les flux financiers douteux de Monaco. Entre les deux, une troisième voie existe : la coopération judiciaire renforcée, avec des enquêtes réellement indépendantes. Mais pour cela, les États devraient accepter de perdre le contrôle de leurs « sources » — et les contribuables, de payer le prix de la sécurité.

Sources :

  • C dans l’air (France 5), émission du 10 juillet 2026, « Attaquer la Pologne, l’OTAN : le plan fou de Poutine ».
  • LCI, Le 22h Misrachi, émission du 8 août 2026.
  • Le Figaro, article sur l’attentat de Monaco, août 2026.

📰Source :YouTube

Par la rédaction de Le Dossier

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