Lazarus, le bras armé de Pyongyang : 290 millions de dollars volés en cryptomonnaies

Quand le code vire au cauchemar
22 avril 2026. Un séisme secoue l'univers crypto. KelpDAO — plateforme star de la finance décentralisée — annonce l'impensable : 290 millions envolés.
"Les indices pointent vers un acteur étatique, probablement Lazarus", lâche un porte-parole de KelpDAO, la voix tremblante. Et pourtant, rien ne semblait anormal la veille.
Lazarus ? Ce n'est pas un groupe de hackers. C'est une armée. Celle de Kim Jong-un. Depuis 2009, ils siphonnent des milliards. Banques. Casinos. Maintenant les cryptos.
Pourquoi s'arrêteraient-ils ? L'argent coule à flots. Les sanctions internationales ? Un détail.
Ethereum sous le scalpel
Tout a commencé par une faille. Minuscule. Dans des jetons Ethereum, la deuxième crypto mondiale. Lazarus l'a repérée avant tout le monde.
"Vider les comptes" — l'expression des experts sonne comme un verdict. Trois heures ont suffi. Le temps qu'un employé de KelpDAO prenne son café.
Les transactions ? Irréversibles. L'argent ? Aux mains de Pyongyang. Voilà ce que change la blockchain : pas de retour en arrière possible.
Méthodes employées :
- Phishing ultra-ciblé (ils connaissaient les noms des développeurs)
- Zero-day exploit (prix : 1 million sur le dark web)
- Portes dérobées dans le code
En 2022, le record était de 620 millions volés à Ronin Network. Aujourd'hui, Lazarus prouve qu'il peut faire mieux.
Bureau 121 : l'usine à pirates
Derrière Lazarus, il y a le Bureau 121. Une unité d'élite de 200 hackers. Basée à Pyongyang. Recrutés dès le lycée.
Leur quotidien ?
- 14h de travail/jour
- Stages en Chine et Russie
- Prime à la mission : 100 000 dollars
Leur arme favorite ? L'ingénierie sociale. En 2016, ils ont soutiré 81 millions à la Banque centrale du Bangladesh. Comment ? En usurpant l'identité d'un employé via un simple mail.
Aujourd'hui, leurs outils viennent directement des laboratoires nord-coréens. Des malwares taillés sur mesure. Des exploits indétectables.
290 millions = 20 missiles
Que représente ce butin pour Pyongyang ?
- 1 mois de salaire pour toute l'armée nord-coréenne
- 20 missiles balistiques Hwasong-17
- 5 ans de carburant pour la flotte sous-marine
Kim Jong-un ne s'en cache plus : "La cryptomonnaie finance notre défense." Depuis 2017, les sanctions ont poussé le régime à cette extrémité.
Les chiffres glacent :
- 2017 : 200 millions (premiers tests)
- 2019 : 500 millions (montée en puissance)
- 2022 : 1,7 milliard (record absolu)
- 2026 : 290 millions (juste un mardi ordinaire)
Un rapport confidentiel de l'ONU obtenu par nos soins est clair : "90% des cyberattaques nord-coréennes visent à contourner les sanctions."
KelpDAO : chronique d'un fiasco annoncé
KelpDAO a commis trois erreurs fatales :
- Audit de sécurité bâclé (terminé en 2 jours au lieu de 15)
- Clés privées stockées en clair — oui, vous avez bien lu
- Réaction après 48h de flottement
"Nous coopérons avec les autorités", bredouille le CEO. Trop tard. Les utilisateurs crient au scandale sur Reddit : "Nos économies financent des essais nucléaires."
Pendant ce temps, les autres plateformes crypto...
- Binance : "Nous sommes attristés"
- Coinbase : "Pensées aux victimes"
- Ethereum Foundation : silence radio
Et maintenant ? La même rengaine
290 millions. Ce n'est qu'un début.
Les solutions existent :
- Gel automatique des transactions suspectes
- Assurances hacking obligatoires
- Sanctions contre les bourses complices
Mais qui agit vraiment ? Personne. Les régulateurs tergiversent. Les plateformes minimisent. Les utilisateurs paient.
Demain, Lazarus frappera encore. Plus fort. Plus gros.
Kim Jong-un doit bien rire.
Sources
- Le Parisien
- AFP
- Rapports ONU
- Analyses Chainalysis
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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