LE DOSSIER

Toute la vérité sur les affaires françaises

SociétéÉpisode 28/11

Mobilisation lycéenne : violences policières et manque de moyens

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-10-03
Illustration: Mobilisation lycéenne : violences policières et manque de moyens
© YouTube

416 lycées paralysés ce mardi matin. Deux visages hantent les réseaux sociaux : celui de Kévin, 17 ans, éborgné à Tours par un tir de LBD. Celui de Léa, 16 ans, traînée par les cheveux devant son propre lycée à Alençon. Derrière ces images-chocs, une réalité plus sourde : des salles de classe vides, des infirmeries fermées, des surveillants absents. Et maintenant, cette circulaire qui donne carte blanche aux forces de l'ordre.

"On bloque parce qu'on n'a plus le choix"

La phrase fuse dans un lycée de Créteil, griffonnée sur une banderole déchirée. Elle résume tout. Ces élèves ne manifestent pas par jeu — ils crient l'abandon. Direction fantôme, assistante sociale en congé maladie depuis six mois, cours annulés faute de professeurs. Un système éducatif au bord de l'implosion.

Et puis il y a ces violences. À Tours, ce LBD qui arrache un œil. À Alençon, ces policiers qui traînent une lycéenne sur le bitume. Des méthodes qui ont marqué les esprits pendant les Gilets jaunes. Et qui recommencent.

La circulaire qui change tout

"Immédiateté de l'intervention". "Dégagement systématique". Les mots du ministre tombent comme des couperets. Désormais, plus besoin d'attendre l'accord du rectorat — les CRS peuvent charger dès qu'un blocage commence.

Louis Boyard, président de l'UNL, ne mâche pas ses mots : "Ils transforment nos bahuts en champs de bataille." Pendant ce temps, les chiffres officiels confirment ce que tout le monde sait : 12% d'heures de cours perdues cette année. 8 000 bacheliers sans fac l'an dernier. La colère a de quoi grandir.

Une génération sacrifiée ?

Le rapport Garnier a fait l'effet d'une étincelle. Quand le Sénat propose d'augmenter les frais d'université, le message est clair : les études supérieures ne sont plus pour tous.

Dans les lycées de banlieue, les murs s'effritent. Les toilettes sont fermées "pour cause de vandalisme". Les profs partent et ne sont pas remplacés. Entre les journées de 8h-18h et les devoirs du soir, ces adolescents n'ont même plus le temps de respirer.

Et pourtant. Ils se battent. Comme les Chiliens en 2019, ils refusent un système à deux vitesses. Le ministre croit vraiment que la matraque suffira à les faire taire ?

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

📬

Ne manquez aucun scandale

Recevez chaque matin les enquêtes que la France préfère oublier. Gratuit, sans spam.

Les autres épisodes de ce dossier

Voir tout le dossier →

Sur le même sujet