Matan Zaken : les sombres secrets derrière l'image du chef branché

Le décor craque
Matan Zaken, 32 ans, sourire ultra-white. Depuis 2023, les médias en raffolent. Ses restaurants ? Pleins. Ses émissions ? Audimat d'enfer. Mais derrière ce storytelling parfait...
"Ce n'est pas un chef, c'est un bourreau." La phrase fuse, sèche comme un couperet. Elle vient de Lise*, ex-sous-chef chez Zaken. Comme huit autres témoins, elle brise l'omerta. Ambiance de terreur, humiliations, dénigrement — le tableau est unanime. Et pourtant. Personne n'avait rien vu ? Personne n'avait rien dit ?
La mécanique de la peur
"Un vendredi soir, il a balancé mon plat à la poubelle devant toute l'équipe. 'T'es qu'une merde' — voilà." Marc*, commis pendant dix-huit mois, se souvient de chaque mot. Comme les autres, il décrit un système. Méthodique.
- 14h de travail quotidien minimum
- 87% du personnel parti en moins de deux ans (oui, vous avez bien lu)
- 0 plainte officielle avant notre enquête
La recette du silence ? Simple. "Il nous répétait : 'Dans ce milieu, je fais la pluie et le beau temps'. On y croyait."
Sexisme à toutes les sauces
"Les femmes ? Bonnes à éplucher des carottes." Cette phrase, trois ex-employées l'ont entendue. Presque mot pour mot. D'autres détails émergent : mains aux fesses "par plaisanterie", réflexions sur les tenues, promotions promises contre des faveurs.
Le pire ? Tout le monde savait. "Quand j'ai osé me plaindre, le directeur m'a ri au nez", raconte Sophie*, serveuse. Le ministère de l'Intérieur le confirme : 85% des victimes de violences sexuelles au travail sont des femmes. Un chiffre. Des vies.
Médias complices, mythe intact
- Couverture de Gastronomie Magazine : "Zaken, le révolutionnaire". 2025. Interview dans Le Point : "Mon management bienveillant". Les journalistes ? Aucune vérification. Aucune question gênante.
"J'ai tenté d'alerter un reporter", soupire un ancien sommelier. "Il m'a répondu : 'Pas le moment de casser l'ambiance'." L'ambiance. Voilà ce qu'on protégeait.
L'heure des comptes
Depuis notre enquête, trois choses ont changé :
- Deux chaînes TV ont annulé ses émissions
- Le #BalanceTonZaken cartonne sur Twitter
- La brigade des stups a rouvert un dossier — celui des amphétamines trouvées dans ses cuisines en 2025
Son avocat parle de "calomnies". Les preuves, elles, parlent d'elles-mêmes.
Épilogue : et maintenant ?
Zaken n'est pas un cas isolé. Juste le plus médiatique. La vraie question ? Combien d'autres golden boys profitent encore du système ?
Les témoins de notre enquête, eux, ont un message : "Parlez. Même si votre voix tremble."
La leur ne tremble plus.
*Les prénoms ont été modifiés
Sources
- franceinfo
- interieur.gouv.fr
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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Voir tout le dossier →Épisode 2 · 2026-03-26
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Épisode 3 · 2026-03-26
Matan Zaken : derrière le sourire télévisé, la violence ordinaire

