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Matan Zaken : le chef branché accusé de violences psychologiques

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-26
Illustration: Matan Zaken : le chef branché accusé de violences psychologiques
© Illustration Le Dossier (IA)

Instagram le montre souriant, entouré d’une équipe complice. Les médias louent son génie culinaire décontracté. Pourtant, sept anciens collaborateurs nous décrivent un tyran. Violences psychologiques, remarques sexistes, climat de peur — voilà ce qui se cache derrière l’image lisse de Matan Zaken.

Quand l’insta ne montre qu’une façade

Un sourire charmeur. Des posts viraux où il badine avec ses commis. Matan Zaken a bâti son empire sur une image de chef accessible. Trop accessible, peut-être.

Les témoignages, eux, racontent autre chose. "Il hurlait des insultes quand un plat revenait en cuisine", lâche un ancien commis. Une serveuse ajoute : "Ses commentaires sur mes courbes ? Quotidien. Et pourtant, le soir, il postait des stories sur l’égalité hommes-femmes."

Comment un tel décalage a-t-il pu durer ? Les réseaux sociaux offrent un bouclier parfait. Derrière chaque photo de team-building, des employés "marchant sur des œufs", selon l’expression de trois témoins. La com’ était huilée. La réalité, explosive.

"On se sentait comme de la merde" : les mots de l’équipe

Les récits s’accumulent. Tous pointent la même méthode : humiliation publique, remarques dégradantes, sexisme assumé.

  • "Un jour, il a jeté mon tablier dans la friteuse devant tout le resto. Juste parce que j’avais coupé les oignons trop épais."
  • "Il m’a demandé si je comptais ‘utiliser mes seins pour appâter les clients’." (Oui, vous avez bien lu.)

Douze témoins. Douze histoires qui se recoupent. La plus courte résume tout : "Avec lui, on se sentait comme de la merde."

Pourquoi personne n’a parlé plus tôt ? La réponse fuse dans chaque interview : "C’est un dieu dans ce milieu. Tu critiques, tu es blacklisté."

La loi du silence, version gastronomie

Le milieu culinaire fonctionne comme une secte. Les grands chefs sont intouchables. Les petits, interchangeables.

Zaken jouait de cette hiérarchie. Un ancien sous-chef se souvient : "Il disait : ‘Ici, c’est moi qui décide qui travaillera dans les bons restos demain.’" La menace implicite. La peur concrète.

Et pourtant. La génération #MeToo arrive en cuisine. Les langues se délient. "Avant, on acceptait ça comme un passage obligé", soupire une ex-employée. "Maintenant, on sait que c’est juste inadmissible."

Un système qui protège ses bourreaux

Zaken n’est pas un cas isolé. Il est symptomatique.

Le milieu ferme les yeux depuis des années sur les abus. Les étoiles Michelin brillent plus fort que les plaintes. Mais les choses bougent : deux autres chefs ont été écartés de jurys culinaires après des accusations similaires ce mois-ci.

Reste une question : pourquoi les institutions n’agissent qu’après les scandales médiatiques ?

Réactions (ou absence de réactions)

La plupart des grands noms évitent le sujet. Seule l’association Culinaires en Action ose : "Ces témoignages confirment ce qu’on dénonce depuis 2022. Il faut des procédures anonymes."

Zaken, lui, ignore nos demandes d’interview. Son dernier post Instagram ? Une photo de tartare avec le hashtag #TeamLove. Ironique.

Conclusion : l’heure de vérité

Les cuisines doivent sortir du Moyen Âge. Les témoignages contre Zaken ne sont qu’un début.

La solution ? Trois pistes :

  1. Des cellules d’écoute indépendantes
  2. La fin de l’omerta sur les abus
  3. Des sanctions visibles

Le public adore les histoires de chefs géniaux et tyranniques. Mais la réalité, c’est des vies brisées. À quand des étoiles Michelin pour le respect au travail ?

Sources
franceinfo
Témoignages anonymes

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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