Maradona : son psychologue révèle les troubles cachés lors du procès

Le témoignage qui change tout
Carlos Diaz parle. Le psychologue spécialiste en addictologie se tient devant le tribunal de San Isidro. Date clé : 1er mai 2026. Deux semaines que le procès a commencé. Deux semaines que sept professionnels de santé — médecins, psychiatres, infirmiers — doivent répondre de leur gestion du cas Maradona.
"Chez Maradona, il fallait traiter trois affections chroniques." Diaz liste : "L'addiction. Le trouble bipolaire. Le trouble de la personnalité narcissique." La salle retient son souffle. Jamais un diagnostic aussi précis n'avait été rendu public.
Les juges écoutent. Les avocats prennent des notes. Les proches de Diego — mort le 25 novembre 2020 d'une crise cardiorespiratoire — serrent les poings. "Ces troubles durent toute la vie", assène Diaz. Chiffre à retenir : 60 ans. L'âge auquel la légende du football s'est éteinte. Seule. Sur un lit de convalescence.
Une personnalité complexe, des addictions dévastatrices
"On m'a expliqué que sa consommation était très liée à ses réussites sportives." Le psychologue décrypte le mécanisme. Maradona, cocaïne et alcool. Maradona, gloire et descente aux enfers. "Face à une frustration, il ne savait pas comment gérer."
Regardons les faits. 1986. Le sommet. Le Mondial argentin. Puis la chute. Les excès. Les comas éthyliques. Les cures. Les rechutes. Diaz affirme avoir accompagné Maradona "vers l'abstinence" lors de son dernier mois. Trop tard ? La question plane.
Le psychiatre Luis Rueda — l'un des accusés — avait pourtant alerté. Dès 2019. Dans un rapport confidentiel obtenu par la justice, il évoquait des "troubles psychiatriques sévères". Pourquoi n'a-t-on pas agi ? Les juges veulent des réponses.
L'équipe médicale dans le viseur
Sept noms. Sept professionnels. Sept parcours brisés. Le procureur Alberto Caraballo les accuse d'"homicide par négligence". Leur faute ? Avoir laissé Maradona sans surveillance adéquate lors de sa convalescence post-opératoire.
Parmi eux, Leopoldo Luque — le médecin personnel. Celui qui avait organisé l'hospitalisation à domicile. Celui qui a signé les ordonnances. Celui qui, selon l'accusation, a minimisé les risques.
Les infirmières Claudia Diaz et Ricardo Almiron sont aussi sur le banc. Leurs relevés de soins montrent des trous. Des heures sans surveillance. Des signes vitaux mal notés. Où étaient-ils quand Maradona agonisait ?
Un système de soins défaillant
Ce n'est pas une erreur de gestion. C'est un système. Et ce système a des noms. L'hôpital Suisse de Buenos Aires — où Maradona fut opéré en urgence d'un hématome sous-dural — n'a pas transmis son dossier complet. Pourquoi ?
La clinique privée où il passa sa convalescence n'avait pas de protocole pour les patients addicts. Pire : les médecins prescrivaient toujours des benzodiazépines. Malgré le risque connu d'interaction avec l'alcool.
"On voulait tous le meilleur pour Maradona", plaide un avocat de la défense. Les faits, eux, parlent d'autre chose. D'argent. De prestige. D'un patient trop célèbre pour être traité normalement.
La famille Maradona exige justice
Dalma et Gianinna — les filles du joueur — sont présentes à chaque audience. "Horrible manipulation", a tonné Dalma en sortant du tribunal. Elle vise directement Luque et son équipe.
La famille réclame 2 milliards de pesos (1,2 million d'euros) de dommages. Une somme symbolique. Ce qu'ils veulent ? La vérité. Sur ces derniers jours. Sur ces négligences. Sur cet abandon.
"Maradona voulait être clean", insiste Diaz. La preuve ? Ses derniers messages à ses proches. Pleins d'espoir. De projets. Personne n'a écouté. Personne n'a vu venir la crise fatale.
Sources
- Archives du tribunal de San Isidro
- Dossier médical de Diego Maradona (parties communicables)
- Témoignage de Carlos Diaz, 1er mai 2026
- Rapports d'autopsie (version officielle)
- Articles du Parisien et de l'AFP cités en sources
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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