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Justice

Magnanville : la condamnation d'Aberouz partiellement annulée

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-09-25
Illustration: Magnanville : la condamnation d'Aberouz partiellement annulée
© Illustration Le Dossier (IA)

Une décision qui relance les interrogations

Le 13 juin 2016, Magnanville bascule dans l’horreur. Un couple de policiers est assassiné chez eux. Sept ans plus tard, la condamnation de Mohamed Lamine Aberouz, reconnu coupable de complicité dans ce crime, est partiellement annulée. Pourquoi ? La Cour de cassation a jugé la procédure entachée d’une erreur formelle.

Les faits : une procédure sous la loupe

Voilà ce qui a fait pencher la balance. La Cour de cassation a relevé une discordance cruciale entre la feuille de questions soumise au jury et la décision rédigée. Ce vice de forme a entraîné l’annulation de la condamnation pour complicité de séquestration du fils des victimes, alors âgé de 3 ans. Le reste — complicité d’assassinat et association de malfaiteurs terroriste — reste inchangé.

Et maintenant ? Un nouveau procès est prévu, mais uniquement sur ce point précis. Mohamed Lamine Aberouz, toujours détenu à l’isolement au centre pénitentiaire d’Orléans-Saran, devra à nouveau affronter la cour d’assises spéciale de Paris. Troisième acte pour cet homme déjà condamné dans un autre dossier d’attentat djihadiste.

Le contexte : un crime gravé dans les mémoires

L’attentat de Magnanville a marqué la France. Ce soir du 13 juin 2016, Larossi Abballa, lié à l’État islamique, assassine Jessica Schneider et Jean-Baptiste Salvaing chez eux. Leur fils, alors âgé de 3 ans, est séquestré pendant l’attaque. Une scène insoutenable qui reste encore aujourd’hui dans les esprits.

Mohamed Lamine Aberouz, soupçonné de complicité dans ces crimes, avait déjà été condamné pour d’autres faits liés au terrorisme. Adepte d’un islam rigoriste, son profil avait alors retenu l’attention.

Le traitement judiciaire : une décision exceptionnelle

La Cour de cassation vient de rendre une décision rare dans le domaine du terrorisme. En annulant partiellement la condamnation pour vice de procédure, elle ouvre la voie à un nouveau procès. Mais attention : cela ne concerne que la séquestration du fils des victimes. Les autres chefs d’accusation, eux, sont définitifs.

La cour d’assises spéciale de Paris, dans une nouvelle composition, devra se pencher sur ce seul point. Et fixer, une nouvelle fois, la sanction de Mohamed Lamine Aberouz. Une décision attendue, dans un dossier qui continue de hanter les consciences.

📰Source :rss_article

Par la rédaction de Le Dossier

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