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PolitiqueÉpisode 2/2

Macron à l'ONU : le discours qui divise la France et isole Israël

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-09-24
Illustration: Macron à l'ONU : le discours qui divise la France et isole Israël
© YouTube

"Le Hamas n'a jamais sévi en Cisjordanie". La phrase est tombée comme un couperet. Ce 22 septembre 2026, Emmanuel Macron, à la tribune de l'ONU, déclenche une tempête diplomatique. Pendant ce temps, le Parti socialiste s'enlise dans des manœuvres internes douteuses, et le Front national laisse s'exprimer des candidats aux propos extrémistes.

Le contresens historique de l'Élysée

"Hallucinant". "Incompréhensible". Benjamin Netanyahou réagit sans ménagement, moins de deux heures après le discours. Emmanuel Macron y affirme que le Hamas n'aurait jamais opéré en Cisjordanie. Une déclaration qui fait grincer des dents jusqu'aux États-Unis. Mike Ukabi, ambassadeur américain en Israël, parle d'un discours "déconnecté de la réalité". Sur CNews, le colonel Rafovic lance, sarcastique : "Je ne sais pas qui le conseille, mais visiblement pas les services de renseignement français".

Pourquoi ce déni ? Deux hypothèses s'affrontent. Naïveté, d'abord : Macron aurait négligé les briefings sécuritaires. Calcul, ensuite : ce discours pourrait être son "testament géopolitique" avant la fin de son mandat. Une manière de marquer l'histoire en s'opposant frontalement à Donald Trump, dont le retour est pressenti.

Et pourtant. Ce contresens historique risque de coûter cher à la diplomatie française. La crédibilité de l'Élysée est en jeu.

Le PS dans l'ombre des manipulations

Tandis que l'Élysée s'égare sur la scène internationale, le Parti socialiste plonge dans les tréfonds des magouilles internes. Ce 23 septembre, L'Enchaîné révèle une manipulation méthodique : l'exclusion de Philippe Brun repose sur un appel fantôme.

Selon l'hebdomadaire, Sarah Kirit — directrice de cabinet d'Olivier Faure — aurait simulé un appel téléphonique. Objectif : accuser Brun d'agression sexuelle pour justifier son éviction de la primaire. Problème : la prétendue plaignante n'a jamais contacté le siège du PS.

Johanna Rolland et Boris Vallaud apparaissent comme complices. Ironie de l'histoire : ces manœuvres surviennent alors que le PS plafonne dans les sondages. La vieille maison s'écroule, mais ses dirigeants s'acharnent à contrôler les gravats.

Qui croire ? La justice devra trancher. Mais une chose est sûre : cette affaire met à mal l'image d'un parti déjà en perte de vitesse.

Les candidats controversés du FN

Troisième scandale de la semaine : la liste des candidats municipaux soutenus par le Front national. Éric Dupond-Moretti publie des noms accompagnés de leurs déclarations les plus sulfureuses. Et elles sont nombreuses.

Parmi les perles :

  • Un candidat niçois qualifie l'homosexualité de "fléau biblique".
  • Une postulante marseillaise parle de "grand remplacement".
  • Un autre promet "d'expulser les immigrés dès [son] élection".

Le parti se défend en invoquant des propos "hors contexte". Pourtant, les enregistrements ne laissent guère de doute. Ces déclarations illustrent un problème structurel : l'incapacité chronique de l'extrême droite française à épurer ses rangs.

Voilà. Trois affaires, trois scandales. Et une classe politique française qui semble s'éloigner un peu plus chaque jour des attentes de ses citoyens. Entre angélisme dangereux, manipulations sordides et radicalisation incontrôlée, le pays mérite mieux. Beaucoup mieux.

📰Source :youtube.com

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