Lafarge condamné : le système organisé de financement du terrorisme

Un système, pas une erreur
"Organisé, opaque et illégal." Trois mots. Trois coups de massue. Le tribunal a décrit le mécanisme Lafarge sans ambiguïté.
2013-2014 : la Syrie s'enfonce dans la guerre. Et Lafarge ? L'entreprise maintient ses activités. Coûte que coûte. Comment ? En payant. Des millions de dollars transitent vers des intermédiaires douteux. Certains liés à l'État islamique. D'autres au Front al-Nosra.
"Ce n'est pas une dérive isolée." Le procureur a martelé l'argument. Les emails internes le prouvent. La direction parisienne était informée. Et pourtant. Les transferts d'argent suivaient un protocole strict. Validation hiérarchique obligatoire. Comptabilité parallèle.
Les chiffres qui accusent
4,5 millions d'euros. C'est la somme minimale identifiée. Pas dans un compte offshore — via des canaux officiels.
Les détails émergent pièce par pièce.
- 2013 : 1,2 million versés à "consultants" locaux
- 2014 : 3,3 millions pour "frais de sécurité"
- Des dizaines de virements sous plafond de déclaration
Pourquoi ? Maintenir l'usine de Jalabiya en activité. À tout prix. Même si le prix incluait le financement de groupes terroristes. Les relevés bancaires sont formels. Les bénéficiaires aussi. Une filière identifiée par les renseignements français dès 2015.
La stratégie du déni
"Nous ignorions tout." La défense de Lafarge s'est effondrée comme un château de cartes.
Les documents internes disent le contraire. Un memo de 2014 est explicite : "Les paiements assurent notre protection." Un autre évoque "l'accord avec les autorités locales." Quelles autorités ? Celles qui contrôlaient la région. C'est-à-dire les groupes armés.
Le PDG de l'époque a tenté de jouer l'ignorance. Le tribunal n'a pas cru à la fable. Trop de preuves. Trop de traces écrites.
Une condamnation historique
C'est une première. Une multinationale française reconnue coupable de financement du terrorisme.
Le verdict ouvre une boîte de Pandore. D'autres entreprises pourraient suivre. Total en Birmanie. Vinci au Qatar. Les dossiers s'accumulent. La justice a envoyé un signal : plus d'impunité. Plus de "business as usual" dans les zones de guerre.
Mais les questions restent. Qui a couvert le système ? Jusqu'où remontent les responsabilités ? À suivre.
Le silence de l'État
Paris savait. Les services de renseignement avaient alerté dès 2014. Pourtant, rien. Aucune enquête. Aucune sanction. Jusqu'à ce que des journalistes déterrent l'affaire.
Pourquoi ce mutisme ? Lafarge pesait 6 milliards de chiffre d'affaires. 63 000 employés dans le monde. Un fleuron industriel. Trop gros pour tomber ? Le procès a prouvé le contraire. Mais le rôle des administrations reste dans l'ombre.
Sources
- Décision judiciaire du 13 avril 2026
- Archives du Monde (2016-2026)
- Documents internes de Lafarge
- Relevés bancaires cités au procès
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📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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