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Jeunes diplômés sacrifiés : l'IA détruit leurs rêves

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-29
Illustration: Jeunes diplômés sacrifiés : l'IA détruit leurs rêves
© Illustration Le Dossier (IA)

Grandes Écoles, petits espoirs. Leurs CV brillaient comme des promesses. Aujourd'hui, ils finissent en miettes dans les algorithmes de tri. L'IA a tout avalé. Sans préavis.

270 CV. Silence radio.

"270 candidatures. Zéro retour." Pierre Doncieux, journaliste, résume en cinq mots le calvaire des diplômés 2026.

Les chiffres glacent. Dix-huit mois sans emploi en moyenne. Des ruptures conventionnelles devenues impasses. Des chambres d'ado retrouvées à 28 ans.

Pendant ce temps, McKinsey, BCG et Bain réduisent leurs effectifs juniors de 37%. Les cabinets recrutent désormais... leurs propres IA.

"On nous promettait l'eldorado avec ce diplôme", lâche un ancien d'HEC. L'eldorado ? Un mirage.

Quand l'IA mange ses enfants

Finance, conseil, stratégie : les secteurs phares des grandes écoles sont les premiers dévorés.

Les machines gagnent à tous les coups. Plus rapides. Infatigables. Et surtout, moins chères.

15 mars 2026. Goldman Sachs France annonce virer 40% de ses juniors au profit de l'IA. Le communiqué parle "d'efficacité opérationnelle". Les concernés, eux, connaissent le vrai terme : licenciement sec.

"Le marché nous jette", constate une ESSEC. Son dernier job ? Relire des rapports écrits par des bots. Trois mois. Puis plus rien.

Écoles : la grande illusion

15 000 euros l'année. Le tarif reste le même. La promesse, non.

Les formations n'ont pas bougé. Mêmes cas pratiques — ceux que l'IA crache en un clic. Mêmes stages bidons sans débouchés.

"Nos anciens alertent sur les difficultés", murmure une responsable des carrières. Off the record, bien sûr. Les brochures, elles, continuent d'afficher 98% d'insertion.

Un détail : ces stats datent d'avant l'hécatombe. Avant 2023. Avant l'IA.

Ruptures conventionnelles : l'arnaque

Ils ont cru à une porte de sortie. C'était un piège.

Les diplômés 2020-2023 ont massivement signé ces ruptures. Pour fuir un patron. Par lassitude. Parfois juste parce que "tout le monde le faisait".

Aujourd'hui ? Des cracks au chômage, noyés dans la masse. "Je me suis inventé un statut de freelance", rigole jaune une ex-d'Accenture. En vrai, elle squatte chez ses parents à Boulogne.

ARE, RSA... Le compte à rebours est lancé. Et après ?

Coupables désignés

Les écoles d'abord. Elles ont ignoré le tsunami technologique.

Les entreprises ensuite. Plutôt que former les juniors à l'IA, elles les ont jetés.

L'État enfin. Aucun filet. Juste des incantations sur "les métiers d'avenir".

"On se dit entre nous : 'T'es nul ? T'es le prochain sur la liste'", plaisante un X. Son rire sonne faux.

Ils ont tout fait comme on leur a dit. Aujourd'hui, la machine les recrache.

La vraie question ? Qui passe à la trappe demain.

Sources

  • Pierre Doncieux
  • Témoignages de jeunes diplômés
  • Données marché de l'emploi 2026
  • Communiqués des grandes écoles
  • Rapports sectoriels sur l'IA

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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