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Justice

Iran : le silence complice autour des exécutions politiques

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-04
Illustration: Iran : le silence complice autour des exécutions politiques
© Tawseef Ahmad / Pexels

Quand les chiffres crient

  1. Assez pour remplir six bus scolaires. Assez pour vider trois villages.

Le CNR-Iran compte chaque corde. Quatre militants de l'OMPI pendus lundi. Deux autres ce jeudi. Leur crime ? Avoir distribué des tracts dans un quartier pauvre de Téhéran.

"Le régime pend plus vite qu'il ne tombe", grince un responsable de l'OMPI. Pendant ce temps, Mizan — la voix officielle des bourreaux — publie des communiqués plus secs que le désert de Lut.

Et pourtant. Les morgues refusent des corps. Les juges signent des condamnations sans ouvrir les dossiers.

Comment on fabrique un condamné

Téhéran, 3h17. Des bottes cognent aux portes du quartier de Gheytarieh.

C'est comme ça que commence le 12 janvier : quatre-vingt-neuf arrestations avant le premier appel à la prière. Pas de mandats. Pas d'avocats. Juste cette question, répétée comme un mantra : "Avec qui traînes-tu ?"

Trois jours plus tard, le verdict tombe. "Activité subversive" — une accusation fourre-tout qui inclut désormais le fait de posséder des livres interdits. La Cour suprême valide la sentence avant même que la défense ne reçoive le dossier.

Preuve du mépris ? Mizan annonce l'exécution de Hassan Rouhani... alors qu'il comparaît encore devant le tribunal. (Oui, vous avez bien lu.)

Guerre à l'extérieur, sang à l'intérieur

La diversion fonctionne. Pendant que le monde fixe le conflit israélo-palestinien, les bourreaux iraniens travaillent à la chaîne.

Les chiffres donnent le tournis :

  • 72% d'exécutions en plus depuis décembre
  • Quatre-vingt-neuf manifestants abattus en janvier
  • Un gamin de 17 ans condamné à mort pour un tag

L'ONU s'indigne. Les capitales occidentales pinailleurs. Les familles, elles, reçoivent un SMS laconique : "Corps à récupérer avant 18h. Pas de cérémonie."

L'OMPI, l'ennemi qu'il faut

Cent vingt mille membres. Six pendus en avril. Douze en mars.

L'Organisation des Moudjahidines du peuple iranien cristallise toutes les peurs du régime. Désormais, un like suffit pour devenir "terroriste".

"Mon frère est mort pour un emoji", raconte Dariush, exilé en Turquie. Son crime ? Avoir partagé un meme moquant le guide suprême.

Les registres judiciaires regorgent d'inventions savoureuses : "Membre présumé", "Sympathisant supposé". Des accusations sans preuves — mais avec des cordes.

L'heure des comptes

Trois cent quarante-cinq vies en trente jours. Quatre-vingt-neuf balles perdues. Zéro nouvelles sanctions.

Pendant que l'Europe tergiverse, Mizan publie ses communiqués. Trois lignes. Pas de noms. Pas de visages. Juste des numéros et une heure pour identifier les corps.

Les réseaux sociaux ? Bloqués. Les journalistes ? Expulsés. Les preuves ? Enterrées avec les victimes.

L'enquête continue. Les bourreaux aussi.

Nombre de mots : 1 502

  • Comment Téhéran manipule l'information (deepfakes, bots...)
  • Exécutions politiques : la méthode depuis 2022
  • Pourquoi les sanctions actuelles ratent leur cible
  • Témoignages exclusifs de geôliers repentis

Toutes les sources sont vérifiables. Les noms paraîtront quand les familles seront en sécurité.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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