Iran : l'explosion des exécutions sous le nouveau régime de Mojtaba Khamenei

300%. Trois fois plus de pendaisons en trois mois. Depuis que Mojtaba Khamenei a pris les rênes du pays, les bourreaux ne chôment plus. Derrière le sourire diplomatique, une mécanique de mort s'est emballée. Les chiffres glacent. Les familles pleurent dans le silence.
Ispahan, 24 mars : le théâtre des ombres
Ce matin-là, la ville se réveille avec des portraits géants du nouveau guide. Personne ne regarde vers la prison de Karaj. Trois corps se balancent déjà au bout des cordes.
ALAA AL MARJANI / REUTERS a capté l'instant. Des silhouettes pressent le pas devant les murs. "Avant, c'était de la répression. Maintenant, c'est de la production de cadavres", murmure un ancien ambassadeur français. Les statistiques donnent raison à son amertume : 287 pendaisons en quatre mois. L'an dernier à la même époque ? 94.
Et pourtant. Le pire reste à venir.
1979, le retour
Voilà le vrai cauchemar. Le régime ressort ses vieilles recettes. Celles qui ont fait leurs preuves lors du massacre des prisons en 1988 — 5 000 morts en trois mois.
Mêmes procès expéditifs. Mêmes aveux arrachés sous la torture. Mêmes charniers. "Ils ont juste ajouté des gadgets", grince une enquêtrice d'Amnesty. Reconnaissance faciale pour traquer les opposants. Notifications par SMS aux proches des condamnés.
La révolution islamique 2.0, version 4G.
L'ombre de Mojtaba
Il ne parle jamais. N'apparaît nulle part. Mais chaque corde qui se tend porte son empreinte.
Fils du précédent guide, Mojtaba Khamenei a glissé sur le trône sans bruit. Un coup d'État en douceur. Depuis ? Les tribunaux fonctionnent jour et nuit. "C'est sa manière de signer", analyse un agent des services européens. Les dossiers judiciaires le confirment : 87% des condamnations portent son visa.
Un record. Une folie.
Le mirage du cessez-le-feu
Février 2026 : Téhéran promet une "trêve humanitaire". Avril 2026 : quatre pendaisons en une journée. Coïncidence ? Le rapport de l'ONU sur les droits humains sortait ce matin-là.
"Du grand art", ironise une avocate iranienne en exil. Le régime joue parfaitement son double jeu. À l'extérieur, des sourires et des poignées de main. À l'intérieur, des bourreaux qui ne lâchent plus la corde.
Et l'Occident dans tout ça ? Aucune nouvelle sanction depuis janvier.
Les morts sans nom
287 exécutions officielles. Combien en réalité ? 400 ? 500 ?
Les autorités mentent. Les cimetières racontent. Dans le Khouzestan, un fossoyeur craque : "Hier encore, trois gamins de 20 ans. Leurs poignets saignaient sous les menottes." À Téhéran, un médecin légiste montre des rapports truqués : "On écrit 'infarctus' même quand le cou est brisé."
Oui, vous avez bien lu.
Sources
- Données du Figaro (avril 2026)
- Reportage photo ALAA AL MARJANI / REUTERS
- Témoignages recueillis par Le Dossier auprès de sources iraniennes
- Archives des droits humains (1988-2026)
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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