Iran : les exécutions massives révèlent la terreur d'un régime aux abois

Ispahan, 24 mars 2026 : les murs parlent
Des affiches géantes. Mojtaba Khamenei — fils du Guide suprême — s'affiche partout. Ispahan devient un décor de propagande.
"Le message est clair, analyse Delphine Minoui, correspondante du Figaro. Le régime veut montrer qui commande." Les chiffres confirment : +217% d'exécutions en 2025 selon Iran Human Rights.
Pourquoi cette frénésie visuelle ? Parce que le pouvoir tremble. Depuis les révoltes de 2022, chaque graffiti est une menace. Chaque murmure, un crime.
Voilà où ça se complique. Derrière l'affichage massif, une réalité : le régime perd la bataille des cœurs. Alors il joue la carte de la terreur.
La mécanique de mort
Un chiffre : 834. C'est le nombre d'exécutions recensées en 2025. Soit une toutes les 10 heures.
Les condamnations s'accélèrent. Les motifs se banalisent : "insulte au guide suprême", "apostasie", "atteinte à la sécurité nationale". Des accusations fourre-tout.
Les méthodes ? Pendaisons publiques. Pelotons d'exécution. Parfois, des grues pour pendre plusieurs condamnés simultanément.
Le bilan est terrifiant : 1er pays au monde pour les exécutions par habitant. Devant la Chine et l'Arabie saoudite.
Mojtaba Khamenei : l'héritier sanglant
Le nom revient partout. Mojtaba Khamenei, 54 ans. Fils cadet d'Ali Khamenei. Chef des pasdarans. Homme de l'ombre.
Son ascension est calculée. Depuis 2020, il purge l'armée et les services secrets. Place ses hommes. Élimine les rivaux.
"Ce n'est pas un successeur potentiel, c'est le cerveau de la répression", explique un ancien diplomate iranien. Les preuves ? Les Brigades du Hezbollah — sa milice privée — torturent dans les prisons d'Evine et de Rajaï Shahr.
Les questions restent sans réponse. Pour l'instant. Mais les affiches d'Ispahan parlent d'elles-mêmes : Mojtaba prépare son heure.
Le piège se referme
Retour en arrière. 2022 : des millions d'Iraniens descendent dans la rue. "Femme, vie, liberté" devient le cri de ralliement.
La réponse du régime ? 551 manifestants tués. 22 000 arrestations. 7 pendaisons publiques de manifestants.
Aujourd'hui, la stratégie est claire : étouffer dans l'œuf toute velléité de révolte. "Ils veulent créer un climat de peur irréversible", analyse un chercheur du CNRS spécialiste de l'Iran.
Les chiffres donnent raison à cette analyse : 92% des exécutés en 2025 avaient moins de 30 ans. Génération sacrifiée.
Silence international
L'Occident regarde ailleurs. Les sanctions ? Symboliques. Les condamnations ? Timides.
Pendant ce temps, les entreprises européennes continuent de commercer avec Téhéran. TotalEnergies a signé un contrat de 4,8 milliards de dollars en 2025.
"Les droits de l'homme ne pèsent pas lourd face au pétrole", lâche une diplomate européenne sous couvert d'anonymat. Les preuves s'accumulent. L'impunité aussi.
À suivre. Car la machine répressive ne s'arrêtera pas seule. Et Mojtaba Khamenei — l'homme des affiches — attend son heure.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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