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SociétéÉpisode 7/6

Iran : 4 ans après Mahsa Amini, où en est le mouvement 'Femme, Vie, Liberté' ?

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-09-16
Illustration: Iran : 4 ans après Mahsa Amini, où en est le mouvement 'Femme, Vie, Liberté' ?
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Mahsa Amini, 22 ans, est morte en garde à vue le 16 septembre 2022. Depuis ce jour, l'Iran ne sera plus jamais le même.

Comment une jeune Kurde arrêtée pour un voile mal porté a-t-elle pu ébranler les fondements du régime ? Quatre ans plus tard, son cri — « Femme, Vie, Liberté » — résonne encore dans les rues vidées par la répression.

Une étincelle nommée Mahsa

Mahsa Amini est morte en détention après avoir été arrêtée pour un voile mal porté. Le régime parle d'un « accident vasculaire ». Personne n'y croit.

La révolte éclate comme un feu de poudre. Les cheveux au vent, des milliers de femmes bravent les interdits. Dans le Kurdistan iranien — région d'origine de Mahsa —, les manifestations tournent à l'insurrection. Le pouvoir répond par des balles réelles.

Et pourtant. Malgré les 50 000 arrestations et les milliers de morts recensés par Amnesty International, le mouvement a tenu. Particulièrement dans les zones frontalières, où minorités ethniques et religieuses ont fait cause commune.

Le voile déchiré

Mahsa n'était pas une militante. Juste une étudiante venue faire du shopping à Téhéran. Mais son histoire a mis en lumière l'absurdité d'une loi : depuis 1983, toute Iranienne doit couvrir ses cheveux sous peine de prison.

Quatre ans plus tard, l'obligation reste. Dans les faits ? Des quartiers entiers de la capitale voient défiler des femmes tête nue. Les commerçants jouent le jeu. À Rasht, des cafés affichent « Espace libéré » sur leurs vitrines. Une résistance discrète, mais tenace.

La mécanique répressive

Plus de 550 personnes ont été exécutées depuis janvier 2026. Parmi les condamnés, des opposants politiques, des journalistes, des avocates qui défendaient les familles de victimes. La justice ? Un simulacre. Les procès durent vingt minutes, à huis clos.

Le régime frappe fort. Trop fort. Un rapport du ministère de l'Intérieur révèle que 80% des Iraniens rejettent désormais le pouvoir religieux. Même dans Qom, ville sainte du chiisme, des graffitis insultent le Guide suprême.

Et maintenant ?

Le mouvement s'est enterré, pas éteint. Les réseaux sociaux montrent des femmes qui dansent seins nus sur des toits, la nuit. Des adolescentes brûlent des posters de Khamenei dans des caves.

À l'étranger, la diaspora organise des contre-enquêtes. Elle documente chaque coup de matraque, chaque disparition.

Une certitude : Mahsa Amini a lézardé le mur de la peur. Les fissures ne se reboucheront pas.

📰Source :www.youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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