Indemnités des élus : 8 900 € de plafond, des réalités qui froissent en Alsace

1 155 € ou 5 960 € : la fourchette qui fâche
La moitié des Français gagnent moins de 2 800 € bruts par mois en 2025. Pendant ce temps, un maire de grande ville peut toucher jusqu'à 5 960 € bruts mensuels. Pour une commune de moins de 500 habitants, le plafond tombe à 1 155 €.
Ces montants ne sont pas des salaires. L'ordonnance de 1945 les a créés comme des compensations. Le principe ? Permettre à tout citoyen éligible de vivre dignement tout en se consacrant à ses fonctions. Le conseil municipal fixe le montant, dans les limites légales. Mais le système autorise le cumul de plusieurs mandats locaux. Et donc de plusieurs indemnités.
Le plafond total est de 8 900 € bruts par mois. Un seuil qui peut être dépassé en théorie. La loi prévoit alors un reversement du surplus à l'entité où l'élu a été élu le plus récemment.
Strasbourg : Catherine Trottmannn réduit la note
Catherine Trottmannn a choisi de réduire de 10 % son indemnité de maire. Et de plus de 50 % celle de présidente de l'Eurométropole. Résultat : environ 7 700 € bruts par mois, selon la vidéo.
C'est la même somme que touchait Jean Barzegan, son prédécesseur, qui n'était que vice-présidente de l'agglomération. Trottmannn cumule les deux fonctions.
Le plafond autorisé de 8 900 €.
Colmar : Eric Straumann cumule et reverse
À Colmar, Eric Straumann cumule trois fonctions : maire de Colmar, président de Colmar Agglomération, vice-président de la Collectivité européenne d'Alsace. En théorie, le total dépasse 8 900 €.
La loi prévoit que le surplus doit être reversé à l'entité où l'élu a été élu le plus récemment. Straumann le fait, l'argent va dans les caisses de Colmar Agglomération.
La vidéo rappelle que c'est de l'argent public. L'Association des Maires de France a réclamé cette semaine la fin des polémiques. Les élus locaux réclament un véritable statut reconnu par l'État.
Mulhouse : Frédéric Marquet augmente ses adjoints
Nouveau maire de Mulhouse, Frédéric Marquet a augmenté les indemnités de ses adjoints. Lui‑même est resté au même taux que son prédécesseur Michel Lutz. « On est une équipe citoyenne indépendante avec la société civile », explique‑t‑il dans la vidéo. « Si on veut que nos élus soient plus présents, il faut s'en donner les moyens. »
Marquet précise que l'enveloppe totale respecte les limites légales pour les villes de la taille de Mulhouse.
Le 3e tour : tensions à Kaysersberg et Aubernet
En avril a eu lieu l'installation des conseils communautaires. Dans la vallée de Kaysersberg, Martin Schwartz — maire sortante battue par l'écologiste Henry Stetol — a récupéré la présidence de la communauté de communes. Selon la vidéo, l'élu à la cravate en bois aurait quitté la séance en claquant la porte. Fâché.
À Aubernet, Isabelle Sur, candidate battue par Robin Klaus, se retrouve également à la tête de la communauté de communes. Après trois tours de scrutin et trois égalités, elle est élue au bénéfice de l'âge, 52 ans pour elle, 34 pour son concurrent.
Un statut réclamé, une loi insuffisante
Une loi de décembre a tenté d'y remédier. Objectif : mieux concilier vie professionnelle et vie d'élu, en facilitant notamment les absences au travail.
Les élus locaux réclament un véritable statut reconnu par l'État.
Le plafond pour un maire de commune de moins de 500 habitants est de 1 155 € bruts par mois. Pour les grandes villes comme Strasbourg ou Mulhouse, le plafond monte à 5 960 €. Le cumul de mandats est plafonné à 8 900 €.
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📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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