
Ce que révèle l’enquête du Figaro
Sobre, factuel, sourcé. Paul Sugy décrypte une corrélation troublante : entre 2012 et 2022, le taux de mortalité infantile en France a grimpé de 3,3‰ à 3,9‰. Une hausse de 18 %. Une tendance unique en Europe occidentale — tous les voisins voient leur taux baisser ou stagner.
Pourquoi la France ? L’enquête pointe un facteur démographique : l’augmentation du nombre de femmes enceintes nées à l’étranger. Selon les données du ministère de la Santé et de l’INSEE, la part des accouchements chez des mères immigrées est passée de 18 % à 24 % entre 2010 et 2024. Or, le taux de mortalité infantile est significativement plus élevé chez ces mères — 4,8‰ contre 3,4‰ pour les mères nées en France.
La conclusion est prudente, mais claire : « L’augmentation de la part des femmes enceintes d’origine étrangère dans le nombre total des femmes qui accouchent en France expliquerait plus du tiers de la hausse de la mortalité infantile. » Un tiers. Pas tout. Mais assez pour ne pas être ignoré.
Le Figaro ne dit pas que l’immigration est la seule cause. Il ne dit pas non plus que les femmes immigrées sont responsables. Il constate un fait statistique, et interroge le système. C’est là que le bât blesse.
Tabou ? Oui, et pour cause.
Parce que le sujet touche deux domaines sacrés : l’immigration et la santé publique. Les associer, c’est s’exposer à l’accusation de « stigmatisation ». Exactement ce qui s’est passé en 2023, quand une étude de l’INSERM a montré un lien entre précarité, origine étrangère et mortalité infantile : les mêmes accusations ont fusé.
Mais la réalité est têtue. Les données sont là. Le taux de mortalité infantile des mères nées en France a baissé de 0,2 point sur la période. Celui des mères nées à l’étranger a augmenté de 0,5 point. L’écart se creuse, mécaniquement, parce que la part des secondes augmente. C’est de l’arithmétique, pas de l’idéologie.
Pourquoi ce silence ? Parler de l’échec de l’assimilation en matière de santé est encore plus tabou qu’en matière d’emploi ou d’éducation. On préfère incriminer le système de santé, l’hôpital public, le manque de moyens. Mais si le système est le même pour toutes, pourquoi les résultats divergent-ils autant ?
La réponse est dans les causes profondes. Elles ne sont pas mécaniques — elles sont systémiques.
L’échec de l’assimilation sanitaire
Depuis les années 1980, la France a abandonné toute exigence d’assimilation. On importe des populations sans leur demander d’adhérer à la langue, aux valeurs, aux normes sociales. Y compris sanitaires. Résultat : selon l’INSEE, 40 % des immigrés non-européens déclarent ne pas maîtriser le français après dix ans de séjour (oui, vous avez bien lu). Comment suivre un suivi médical quand on ne comprend pas les consignes ? Comment détecter les signes d’alerte d’une grossesse à risque ?
Le problème n’est pas l’immigré. Le problème, c’est l’État : il n’a jamais mis en place un véritable parcours d’intégration sanitaire. Pas de cours de prévention obligatoire. Pas de traduction systématique des documents médicaux. Pas d’exigence de suivi pour les femmes enceintes récemment arrivées.
On préfère ouvrir des permanences d’accès aux soins, des consultations gratuites, des centaines de dispositifs coûteux — et jamais un seul qui exige. Résultat : le taux de mortalité infantile des mères immigrées est 40 % plus élevé que celui des natives. Et le contribuable paie les surcoûts : hospitalisations évitables, soins intensifs néonatals, complications.
Le coût réel ? Le Figaro ne le chiffre pas. Mais extrapolons rapidement : si 24 % des accouchements concernent des mères immigrées, et que leur mortalité infantile est 1,4 point plus élevée, cela représente environ 500 décès supplémentaires par an. Chaque décès coûte des années de vie, des larmes, et des milliers d’euros en soins.
Que font les autres ? Regardons la Suisse.
En 2025, la Suisse comptait 28 % de population étrangère — plus que la France. Pourtant, son taux de mortalité infantile est de 3,5‰, inférieur à la moyenne française. Pourquoi ? La Suisse impose un contrat d’intégration contraignant, des cours de langue obligatoires, et un suivi médical systématique pour les nouveaux arrivants. Elle ne subventionne pas l’échec.
Le Canada, lui, sélectionne ses immigrants sur des critères de compétences, de santé et de langue. L’immigration familiale et humanitaire y est minoritaire. Résultat : le taux de mortalité infantile des mères immigrées est quasi identique à celui des natives — 4,1‰ contre 4,0‰. L’assimilation fonctionne parce qu’on l’exige.
La France fait le contraire : elle importe massivement de la pauvreté non choisie, sans cadre d’intégration. Entre 2000 et 2023, l’immigration familiale et humanitaire a représenté 70 % des flux légaux (ministère de l’Intérieur). Ces migrants viennent majoritairement de pays à faible capital humain — Mali, Guinée, Comores. Leur taux de pauvreté atteint 34 % contre 13 % pour les natifs (INSEE 2021). La pauvreté, c’est aussi un accès aux soins plus difficile, un suivi de grossesse moins régulier, des complications plus fréquentes.
Ce n’est pas de la xénophobie. C’est de la mécanique sociale. Et elle coûte cher.
Une brèche est ouverte
Le Figaro a posé une question que personne ne voulait entendre. La réponse est maintenant sur la table : l’immigration non choisie, non intégrée, a un coût sanitaire mesurable.
Les réactions n’ont pas tardé. À gauche, on a crié à la « stigmatisation ». À droite, on a applaudi. Mais les faits sont là. Et ils ne disparaîtront pas parce qu’on les ignore.
Ce qu’il faut surveiller : les prochaines études de l’INSEE et de la DREES. Si la tendance se confirme, le débat politique va s’embraser. Le gouvernement devra choisir : continuer à nier, ou enfin exiger l’assimilation — sanitaire, linguistique, civique.
Le contribuable, lui, attend des comptes. Il paie 45 % de son PIB en prélèvements, et il a le droit de savoir pourquoi son système de santé, l’un des plus chers du monde, produit des résultats en baisse. Ce n’est pas une question de morale. C’est une question de gestion.
L’enquête continue.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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