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Lumières d'Hessdalen : enquête sur un phénomène inexpliqué

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-08-12
Illustration: Lumières d'Hessdalen : enquête sur un phénomène inexpliqué
© YouTube

Une vallée, un mystère, 40 ans d’observations

Hessdalen. Cent habitants. Une haute vallée à 2h30 de Trondheim, en Norvège. Et un phénomène qui défie la science depuis les années 1980.

Des boules lumineuses jaunes. Des lueurs clignotantes blanches ou bleues. Parfois, une grosse lumière en attire une plus petite — comme dans la célèbre vidéo de 1999. Les habitants les voient. Les caméras les filment. Mais personne ne les explique.

Erling Strand, professeur émérite norvégien, enquête depuis 40 ans. Il dirige le Projet S d’Hessdalen, une association qui installe des caméras et des détecteurs. L’université de Würzbourg, en Allemagne, prête main-forte. Une conférence annuelle réunit une cinquantaine de passionnés de neuf pays européens, du Canada et des États-Unis.

Les hypothèses sont terrestres : décharges électriques produites par les minéraux de la vallée (zinc, fer, cuivre, soufre) — une sorte de pile géante. Ou alors des anomalies du champ géomagnétique qui libéreraient du plasma chargé en électricité. Rien de confirmé.

« Ce n’est pas quelque chose que nous connaissons et que nous pouvons reproduire », admet Andreas Skerpé, informaticien allemand de 58 ans. Il vient une à deux fois par an, bénévolement, avec ses propres détecteurs de champ magnétique fabriqués maison.

Neuf cents euros de matériel. Trente capteurs sur vingt hectares.

Le GPAN, unique en Europe… avec des bénévoles

La France dispose d’un service officiel dédié aux ovnis : le GPAN — Groupe d’Études et d’Informations sur les Phénomènes Aérospatiaux Non Identifiés. Un service du CNES, créé en 1977. Unique en Europe.

Depuis sa création, il a examiné plus de 3 000 observations. Chaque année, il en reçoit 800 nouvelles.

Seulement 3% des cas restent non résolus. 97% trouvent une explication : avion, hélicoptère, ballon, satellite, phénomène météorologique.

Les enquêteurs sont bénévoles. Seize personnes, recrutées sur test d’aptitude, compétences en astronomie, navigation spatiale et météorologie.

Prenez Antoine Cousin, 54 ans, informaticien à Pont-Aven dans le Morbihan. Depuis 12 ans, il enquête pour le GPAN sur son temps libre. Une douzaine de dossiers par an. Il a même racheté le Nokia 3310 d’une témoin — Martine, 67 ans, qui a photographié une sphère jaune pâle près de la lune — pour accéder directement aux photos et reconstituer l’ordre des clichés.

« Le travail d’enquête, c’est un peu comme un travail de policier », dit-il.

Il analyse les images avec un logiciel qu’il a codéveloppé. Il interroge les témoins à deux, comme des officiers de police. Seulement 3% des cas restent non résolus.

Et les lumières, elles, continuent de briller. Dans la vallée norvégienne. Dans les rapports du GPAN. Dans l’attente d’une réponse qui ne vient pas.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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