Imerys déverse illégalement des milliers de litres de toxiques en Bretagne

Quand la mine tue à petit feu
Juillet 2021. La mine d'andalousite de Glomel crache ses déchets toxiques. Pas de fuite accidentelle. Pas de système défaillant. Juste des vannes ouvertes à la main, en pleine nuit.
Splann! a retracé le parcours du poison : un ruisseau, puis une rivière, enfin la réserve naturelle. "On nous parlait de procédures strictes", grince Claude, ancien ouvrier. "La réalité ? Des bidons qui fuyaient, des gants troués, des collègues qui toussaient du sang."
Imerys fabrique pourtant des matériaux haut de gamme — ceux qui résistent aux fours à 1 500°C. Ironique, non ?
Une entreprise qui a l'habitude
16 000 employés. Des filiales sur trois continents. Et une fâcheuse tendance à négliger les règles. Cette fois, ça pourrait leur coûter cher.
Le parquet de Saint-Brieuc a saisi le dossier en mars 2026. Avec preuves à l'appui : photos satellites, analyses d'eau, témoignages signés.
— Pourquoi attendre 2026 pour agir ?
— Comment une réserve classée a-t-elle pu être sacrifiée ?
Les réponses se cachent peut-être dans les mails internes qu'Imerys refuse de communiquer. "Ça sent le système organisé", murmure un procureur sous couvert d'anonymat.
L'hécatombe silencieuse
Voilà ce qu'Imerys a détruit : des mares uniques en Europe, refuge de tritons crêtés et de rainettes menacées. Des plantes rares qui ne poussent nulle part ailleurs.
Les analyses sont sans appel : plomb, arsenic, hydrocarbures. Les premiers cadavres de grenouilles sont apparus 48 heures après le déversement. Imerys n'a prévenu personne.
Le mur du silence
Nous avons frappé à toutes les portes. Direction générale ? "Pas de commentaire." Service communication ? "En réunion." Avocats ? "Dossier en cours."
Pendant ce temps, les gendarmes épluchent des centaines de pages. Un détail les obsède : le relevé des vannes montre une ouverture manuelle à 3h17 du matin. Précisément.
L'heure des comptes
Tout a changé quand Splann! a publié ses images. Les témoins sortent du bois. Les preuves s'accumulent.
Trois chiffres qui valent un procès :
- 3 000 litres — de quoi remplir une piscine
- 5 ans — le temps qu'il a fallu pour éclater
- 0 avertissement — aux riverains, aux autorités
Ce n'est plus une négligence. C'est un sabotage. Et cette fois, Imerys ne s'en sortira pas avec une simple amende.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
Ne manquez aucun scandale
Recevez chaque matin les enquêtes que la France préfère oublier. Gratuit, sans spam.


