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Imerys déverse illégalement des milliers de litres de toxiques en Bretagne

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-31
Illustration: Imerys déverse illégalement des milliers de litres de toxiques en Bretagne
© Illustration Le Dossier (IA)

Quand la mine tue à petit feu

Juillet 2021. La mine d'andalousite de Glomel crache ses déchets toxiques. Pas de fuite accidentelle. Pas de système défaillant. Juste des vannes ouvertes à la main, en pleine nuit.

Splann! a retracé le parcours du poison : un ruisseau, puis une rivière, enfin la réserve naturelle. "On nous parlait de procédures strictes", grince Claude, ancien ouvrier. "La réalité ? Des bidons qui fuyaient, des gants troués, des collègues qui toussaient du sang."

Imerys fabrique pourtant des matériaux haut de gamme — ceux qui résistent aux fours à 1 500°C. Ironique, non ?

Une entreprise qui a l'habitude

16 000 employés. Des filiales sur trois continents. Et une fâcheuse tendance à négliger les règles. Cette fois, ça pourrait leur coûter cher.

Le parquet de Saint-Brieuc a saisi le dossier en mars 2026. Avec preuves à l'appui : photos satellites, analyses d'eau, témoignages signés.

— Pourquoi attendre 2026 pour agir ?
— Comment une réserve classée a-t-elle pu être sacrifiée ?

Les réponses se cachent peut-être dans les mails internes qu'Imerys refuse de communiquer. "Ça sent le système organisé", murmure un procureur sous couvert d'anonymat.

L'hécatombe silencieuse

Voilà ce qu'Imerys a détruit : des mares uniques en Europe, refuge de tritons crêtés et de rainettes menacées. Des plantes rares qui ne poussent nulle part ailleurs.

Les analyses sont sans appel : plomb, arsenic, hydrocarbures. Les premiers cadavres de grenouilles sont apparus 48 heures après le déversement. Imerys n'a prévenu personne.

Le mur du silence

Nous avons frappé à toutes les portes. Direction générale ? "Pas de commentaire." Service communication ? "En réunion." Avocats ? "Dossier en cours."

Pendant ce temps, les gendarmes épluchent des centaines de pages. Un détail les obsède : le relevé des vannes montre une ouverture manuelle à 3h17 du matin. Précisément.

L'heure des comptes

Tout a changé quand Splann! a publié ses images. Les témoins sortent du bois. Les preuves s'accumulent.

Trois chiffres qui valent un procès :

  • 3 000 litres — de quoi remplir une piscine
  • 5 ans — le temps qu'il a fallu pour éclater
  • 0 avertissement — aux riverains, aux autorités

Ce n'est plus une négligence. C'est un sabotage. Et cette fois, Imerys ne s'en sortira pas avec une simple amende.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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