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FinanceÉpisode 11/21

Guerre au Moyen-Orient : Le choc énergétique qui menace l'économie mondiale

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-31
Illustration: Guerre au Moyen-Orient : Le choc énergétique qui menace l'économie mondiale
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Une crise sans précédent

105 dollars le baril. Voilà où en est le prix du pétrole depuis le 28 février. La Banque de France fixe le seuil critique à 145 dollars, mais Marc-Antoine El Mazega, directeur du centre énergie et climat de l'IFRI, lance un avertissement : "Malheureusement, ça peut devenir pire." L'Agence internationale de l'énergie partage cette inquiétude.

Les infrastructures énergétiques sont détruites. Les perturbations dureront des mois. Le marché du gaz est paralysé. Les prix montent, mais les marchés restent inertes. "On est dans un scénario catastrophique", résume Elder Faria Rubio, économiste chez Capital Energy.

Le gaz, l'autre bombe à retardement

Le gaz n’est pas épargné. Les prix spot du GNL ont bondi de 90 % en Asie et de 60 % en Europe. Des pays comme le Bangladesh et les Philippines se retirent du marché, incapables de suivre la hausse. "C'est un vrai choc", insiste Elder Faria Rubio. Pour contenir l’inflation, la Commission européenne propose de réduire les réserves de gaz à 80 %.

Mais le danger réel vient de l’Asie, confrontée à un double choc : offre et prix. Résultat, ces pays se tournent massivement vers le charbon et le solaire. "C'est malheureusement ce qui va se passer", déplore Marc-Antoine El Mazega. En Europe aussi, le charbon fait son retour. Produire de l’électricité au gaz est devenu trop coûteux. "Il vaut mieux réutiliser des centrales à charbon", explique-t-il.

L'Europe relativement protégée

Pour l’instant, l’Europe tire son épingle du jeu. Un euro fort et une surproduction nucléaire en France apaisent les prix. Mais cette situation pourrait basculer. "Si tout le monde bascule vers l'électrique, on ne sera plus en surproduction", prévient Elder Faria Rubio. Les centrales nucléaires ne suffiront pas à prendre le relais. Les prix français pourraient grimper jusqu’à 70-80 € le MWh.

Le coût du capital va augmenter. Les investisseurs devront intégrer les risques géopolitiques. "Le coût de l'énergie va être plus important", explique Marc-Antoine El Mazega. Pour éviter de nouvelles crises, l’Europe doit électrifier son industrie.

Le rôle du Golfe Persique en question

Le Golfe Persique est-il devenu radioactif ? La confiance de l’Asie envers cette région est en jeu. "Cette solution est probablement balayée", regrette Marc-Antoine El Mazega. Le Qatar, acteur clé du GNL, pourrait voir son rôle diminuer. Les pays asiatiques cherchent déjà d’autres sources d’approvisionnement.

Le charbon et le solaire prennent le dessus. "Il y a quand même une chance", tempère-t-il. Les technologies de stockage batterie se développent rapidement et deviennent moins chères. Mais le défi reste colossal.

Les conséquences sociales et économiques

Les effets se font déjà sentir. Les pays africains et asiatiques souffrent de la pénurie d’engrais et de produits pétrochimiques. "C'est très mauvais", explique Marc-Antoine El Mazega. En Europe, les consommateurs subissent la hausse des prix. Le kérosène reste disponible, mais son coût explose.

"Le moment de devenir économe en carburant", insiste Elder Faria Rubio. Les infrastructures de recharge pour véhicules électriques se développent, notamment en Inde et en Chine. En Europe, c’est plus compliqué.

L'avenir incertain

L’avenir ? Personne ne peut le prédire. Les marchés sont paralysés, les traders en gestion de risque. "Si les marchés intègrent le pire scénario, le réajustement sera brutal", prévient Elder Faria Rubio. Les investissements dans les énergies renouvelables et le nucléaire doivent s’accélérer.

"Pour ne pas se retrouver dans cette situation dans 2 ans, 3 ans, il faut électrifier", conclut Marc-Antoine El Mazega. L’efficacité énergétique et la diversification des approvisionnements sont essentielles. Ce choc est un avertissement. L’économie mondiale ne peut plus se permettre de telles crises.

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Sources

  • Agence internationale de l'énergie
  • Banque de France
  • Commission européenne

📰Source :youtube.com

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