LE DOSSIER
LE DOSSIER

Toute la vérité sur les affaires françaises

FinanceÉpisode 8/12

Fraude à l'Assurance maladie : 723 millions détournés en 2025, Rist sonne l'alarme

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-01
Illustration: Fraude à l'Assurance maladie : 723 millions détournés en 2025, Rist sonne l'alarme
© Illustration Le Dossier (IA)

723 millions d’euros : un chiffre qui fait mal

723 millions. Ce n’est pas qu’un nombre. C’est ce que l’Assurance maladie a réussi à bloquer en 2025. Une somme colossale, en hausse de 15 % par rapport à l’année précédente. Et pourtant. Derrière ce succès apparent, une réalité plus sombre se profile. Les fraudes aux arrêts de travail, à elles seules, représentent 49 millions d’euros — une augmentation de 15 % également.

Pourquoi cette hausse ? Les mesures mises en place ces dernières années ont permis de mieux détecter les fraudes. Mais cela ne suffit pas. « Cette progression est le fruit des mesures adoptées ces dernières années, et de la mobilisation des équipes de l’Assurance maladie », reconnaît Rist. Le déploiement d’un formulaire sécurisé pour les arrêts de travail a permis de réduire la fraude de 10 % sur le dernier trimestre de 2025. Une avancée ? Oui. Mais à quel prix.

Les arrêts de travail : un gouffre financier

49 millions d’euros. C’est ce que coûtent les fraudes liées aux arrêts de travail en 2025. Une somme qui ne cesse de gonfler. « La croissance des dépenses n’est plus soutenable », lâche Stéphanie Rist. Depuis cinq ans, les dépenses augmentent d’un milliard d’euros chaque année. Aujourd’hui, elles atteignent presque 20 milliards d’euros — soit 16 % des dépenses de la médecine de ville. Un constat qui fait froid dans le dos.

Le formulaire sécurisé ? Un pas en avant. Mais les fraudeurs trouvent toujours des moyens de contourner les contrôles. Et les dépenses continuent de grimper. « Nous présenterons bientôt des mesures pour limiter cette croissance », prévient Rist, en collaboration avec les ministres du Travail et des Comptes publics.

Bercy sous pression

Le 27 mars 2026, une réunion d’urgence s’est tenue à Bercy. Sébastien Lecornu, le Premier ministre, était présent. Objectif : trouver des solutions pour limiter la croissance des dépenses. Un nouveau plan est attendu en avril. Les détails ? Encore flous. Mais une chose est sûre : le gouvernement ne peut plus fermer les yeux. Les dépenses liées aux arrêts de travail représentent une part trop importante du budget de l’Assurance maladie. Et la fraude, même partiellement détectée, continue de peser lourd.

« Cette progression est le fruit des mesures adoptées ces dernières années », répète Rist. Mais ces mesures, si elles ont permis de bloquer 723 millions d’euros de fraudes en 2025, ne suffisent pas à endiguer le phénomène. Et pourtant.

Une fraude en constante évolution

Les fraudeurs s’adaptent. Toujours. Le formulaire sécurisé a permis une réduction de 10 % de la fraude sur le dernier trimestre de 2025. Une avancée. Mais insuffisante face à l’ampleur du phénomène. Les fraudeurs contournent les contrôles. Les dépenses grimpent. Et Rist prévient : « Nous prendrons bientôt des mesures pour limiter cette croissance. » Le gouvernement doit agir. Et vite.

Un problème qui dépasse la France

La France n’est pas seule. Les voisins européens font face à des problèmes similaires. En 2024, 42 millions d’euros liés à des fraudes médicales ont été récupérés — plus du double de l’année précédente. Mais la France reste en retard. Les chiffres annoncés par Rist montrent une augmentation des fraudes détectées. Mais cela ne suffit pas. Les fraudeurs sont toujours plus nombreux. Et les méthodes de détection doivent constamment évoluer.

Le formulaire sécurisé ? Un pas en avant. Mais les fraudeurs trouvent toujours des moyens de contourner les contrôles. Et les dépenses continuent de grimper. « Nous prendrons bientôt des mesures pour limiter cette croissance », insiste Rist.

Conclusion : un système à réformer

723 millions d’euros. Un chiffre qui fait mal. Stéphanie Rist a tiré la sonnette d’alarme. Les fraudes à l’Assurance maladie ne cessent d’augmenter. Et les mesures mises en place, bien qu’efficaces, ne suffisent pas. Le gouvernement doit agir. Et vite. Un nouveau plan est attendu en avril. Les détails ? Encore flous. Mais une chose est sûre : le problème ne peut plus être ignoré. À suivre.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

📬

Ne manquez aucun scandale

Recevez chaque matin les enquêtes que la France préfère oublier. Gratuit, sans spam.

Les autres épisodes de ce dossier

Voir tout le dossier →

Sur le même sujet