EXCLUSIF : L'ex-policier derrière la mort de deux Françaises au Portugal

Lisbonne, 15 mars 2026 : l'arrestation qui fait basculer l'enquête
Il était 6h23 quand les policiers portugais ont frappé à sa porte. L'ex-gendarme — radié trois ans plus tôt — n'a pas résisté. Son nom reste protégé par le secret de l'instruction, mais son casier judiciaire, lui, parle clairement : violence récurrente, comportement inapproprié, radiation en 2023.
Pourquoi lui ? Parce que les corps des deux Françaises ont été retrouvés à moins de 10km de son dernier domicile connu. "Nous tenons une piste crédible", nous confie un enquêteur portugais. La preuve ultime ? Les autorités refusent de la dévoiler, mais elles affirment avoir du solide.
Les faits, d'abord. Disparues le 10 mars, les deux femmes ont été signalées par leurs proches dès le lendemain. Cinq jours plus tard, on les retrouvait sans vie dans un bois périurbain. Leurs téléphones ? Détruits. Leurs sacs ? Introuvables.
Marie et Sophie : l'amitié brisée
34 et 37 ans. Deux enfants pour l'une, un garçon de 10 ans pour l'autre. Originaires du même village de l'Aveyron, Marie et Sophie se connaissaient depuis le CP. "Des inséparables", souffle une amie d'enfance. Ce voyage au Portugal devait être leur échappée belle — quinze ans après leur rencontre sur les bancs de l'école.
Leurs familles, elles, tentent de survivre à l'impensable. "Comprendre. Juste comprendre", répète le frère de Sophie, les yeux rougis. Et pourtant. Les pièces du puzzle tardent à s'assembler.
L'ex-policier : la chute d'un homme en uniforme
Son ancien collègue n'a pas été surpris par l'arrestation. "Déjà à l'époque, ses colères nous inquiétaient." Radié pour "comportement inapproprié" en 2023, l'homme vivait depuis en roue libre. Pas d'adresse fixe. Pas d'emploi déclaré.
Les enquêteurs portugais ont retracé ses déplacements. Preuve à l'appui : il se trouvait bien dans la région au moment des faits. Mais le mobile ? Là, le flou persiste.
Tourisme français au Portugal : le revers de la médaille
2 millions de visiteurs français l'an dernier. Des chiffres records... qui cachent une autre réalité. En 2025, les crimes violents y ont bondi de 15%. "Nous renforçons nos dispositifs", assure la police locale. Trop tard pour Marie et Sophie.
Leurs proches posent désormais une question brutale : comment deux touristes ordinaires ont-elles pu finir en première page des faits divers ?
L'enquête : ce qu'on sait (et ce qu'on ignore)
Les gendarmes français ont débarqué à Lisbonne dès le 16 mars. Collaboration totale. Échanges quotidiens. "Nous progressons", martèle un officier portugais.
Mais les zones d'ombre résistent. Le lien entre l'ex-policier et les victimes ? Les circonstances exactes des meurtres ? Voilà. Les procureurs gardent ces éléments sous scellés.
L'onde de choc
Sur les réseaux sociaux, l'indignation enfle. En France, le ministre de l'Intérieur a promis "un suivi sans faille". Dans l'Aveyron, les villages des deux femmes ont observé une minute de silence.
"Elles rayonnaient", sanglote une voisine. Deux vies balayées. Une enquête qui ne fait que commencer.
La suite ? Trois impératifs
- La conférence de presse promise par Lisbonne dans les 48h
- La levée partielle du secret instrucif
- L'extradition éventuelle vers la France
"Nous irons jusqu'au bout", jure le frère de Marie. Le Portugal, lui, retient son souffle.
Sources :
- 20 Minutes
Par la rédaction de Le Dossier


