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EXCLUSIF: L'escroquerie à 1,5 million de l'avocat parisien et du Syrien

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-20
Illustration: EXCLUSIF: L'escroquerie à 1,5 million de l'avocat parisien et du Syrien
© Illustration Le Dossier (IA)

1,5 million d’euros. La somme aurait pu financer trente startups. Elle a atterri dans les poches de deux escrocs. Xavier Cazottes, avocat au barreau de Paris, et Izzat Khatab, homme d'affaires syrien. Trois ans d'enquête ont suffi à dénouer l'affaire. Mais l'argent, lui, a disparu.

L'arnaque parfaite — ou presque

Tout commence en pleine pandémie. 2020. Les hôpitaux sont saturés. Kamel, 62 ans, gérant d'un hôtel parisien, tombe gravement malade.

C'est là que le duo passe à l'action.

Juillet : 200 000 euros s'évaporent. Août : 300 000 de plus. Les signatures ? Parfaitement copiées. Les virements ? Dissimulés dans une comptabilité truquée. Pourtant, une erreur les trahira — un relevé bancaire oublié dans une corbeille.

Cazottes, l'avocat qui jouait avec le feu

Le droit, il le connaît sur le bout des doigts. Les failles aussi. Xavier Cazottes a blanchi l'argent via cinq sociétés écrans. Son complice ? Izzat Khatab, un Syrien installé à Beyrouth, spécialiste des montages offshore.

Les enquêteurs ont reconstitué chaque pièce. Emails cryptés. Relevés bancaires. Même le stylo utilisé pour les faux signatures — un Parker 51, acheté rue de Rivoli.

Le dossier pèse trois kilos. Oui, trois.

Kamel, une victime sous respirateur

Pendant un mois, il lutte pour sa vie. Pendant ce temps, son entreprise s'effondre.

"Ils m'ont fait signer des papiers que je ne pouvais même pas lire", raconte-t-il aujourd'hui. Sa voix se brise. 1,5 million, c'est le chiffre d'affaires de trois ans. Parti en fumée.

Le mur des preuves

  • 47 virements tracés jusqu'à Chypre
  • 12 faux contrats rédigés de la main même de Cazottes
  • Le comptable qui a fini par parler

Rien n'y manque. Pas même les SMS codés entre les deux complices.

Le parquet évoque une "méthodologie implacable". Trop implacable, justement : en avril 2026, les arrestations tombent. L'affaire est loin d'être close, mais la justice a marqué un point.

Affaire à suivre, donc. De près.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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