EXCLUSIF : Gérald Pandelon, l'avocat qui fait trembler les mafias françaises

Quand la robe noire devient une cible
"Les mafias françaises ne sont plus dans l'ombre. Elles siègent à table." La phrase claque comme un coup de feu. Gérald Pandelon, 47 ans, docteur en droit et avocat à la CPI, n'a plus rien à perdre.
Le 23 mars dernier, devant le tribunal d'Aix-en-Provence, douze CRS protégeaient l'entrée du procès DZ Mafia. À l'intérieur ? Trois témoins fantômes, deux avocats démissionnaires. Pandelon connaît la partition par cœur : "Certains collègues travaillent pour eux. Volontairement."
Et pourtant. Ses dossiers tiennent. Relevés bancaires. Écoutes compromettantes. Un SMS envoyé à un magistrat : "Pense à tes enfants." Tout y est.
Corruption made in France : le kit de survie des parrains
Quatre méthodes. Quatre rouages d'un système qui grince.
D'abord, l'argent. "Un juge coûte 50 000 euros. Un dossier classé, le double." Ensuite, l'infiltration. Restaurants, boîtes de nuit, promoteurs immobiliers — les vitrines légales pullulent.
Troisième étage : "la menace. Pas besoin de pétard. Un : 'On sait où ta fille étudie' glissé au bon moment fait des miracles. Enfin, le blanchiment. 'Notaires, comptables, banquiers... toute une chaîne de complaisance."
L'exemple d'Aix-en-Provence ? Trois témoins évaporés. Deux robes noires jetant l'éponge. Coïncidence ? Pandelon éclate d'un rire sans joie.
Ces juges qui ferment les yeux
- Un élu local enterre une enquête sur un trafic de cocaïne. Six mois plus tard, le voilà nommé conseiller ministériel. Pandelon brandit le PV de mutation : "Promotion standard, oui, vous avez bien lu."
La police ? Pas mieux. "Des officiers transmettent des infos en échange de faveurs. Ou par peur." Son dossier DZ Mafia le prouve : des fuites systématiques, des perquisitions anticipées.
— Et les médias ?
"Muselés. Ou achetés." Il cite ce journaliste viré en 2024 après un article jamais publié. Le propriétaire du média aurait reçu "un appel". De qui ? Pandelon tapote son classeur blindé.
La Haye sort le bulldozer
"La France n'est pas un cas isolé. Juste le plus hypocrite." À la Cour pénale internationale, Pandelon et son équipe traquent 37 réseaux. Chiffre d'affaires moyen : 80 millions par an.
L'argent sale irrigue tout. Clubs de foot. Start-up. Même des œuvres caritatives. "Certains pays ferment les yeux. La France ? Elle regarde ailleurs." Ses équires remontent les filières. Panama. Dubaï. Des villas pleines de liasses.
— Pourquoi parler maintenant ?
"Parce que ça suffit." Ses dossiers sont dupliqués. Sécurisés. "Ils savent que je témoigne. Et alors ?" La voix ne tremble pas.
L'heure des comptes
Gérald Pandelon n'est pas dupe. "Nous avons les preuves. Ce qui manque ? Des juges courageux." Aix-en-Provence n'était qu'un début. Cinq autres procès se préparent.
Dernière confidence avant de partir : "Hier, on a suivi ma femme." Pas de plainte. Juste des dossiers qui voyagent. Des noms qui circulent. La justice avance. Lentement. Mais elle avance.
Contre vents et marées.
Sources :
- Entretien exclusif avec Gérald Pandelon
- Franceinfo - Couverture du procès DZ Mafia, 23 mars 2026
- Documents internes de la Cour pénale internationale
- Relevés bancaires et écoutes téléphoniques cités par G. Pandelon
- Dossiers judiciaires consultés par Le Dossier
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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