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SociétéÉpisode 8/1

188 blessés, 27 jugés, zéro prison : le réquisitoire d'Agnès Evren contre la justice

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-06-04
Illustration: 188 blessés, 27 jugés, zéro prison : le réquisitoire d'Agnès Evren contre la justice
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77 villes, 188 blessés : le bilan d'une nuit de chaos

La France a brûlé samedi. 77 villes — pas des quartiers isolés, des centres-villes, des commerces, du mobilier urbain. 188 policiers et gendarmes blessés, certains par des mortiers, d'autres par des projectiles. Une attaque en règle. Les autorités comptent plus de 800 interpellations — 45% de plus qu'en 2025, lors de la précédente victoire du PSG en Ligue des champions (source : PresseAgence).

Agnès Evren le dit sans détour : « C'est notre incapacité en France à organiser un rassemblement populaire sans que ça ne se termine par un déferlement de violence. » Elle énumère : voitures brûlées, commerces saccagés, forces de l'ordre attaquées. Un rituel, dit-elle. Dominique de Villepin, ancien Premier ministre issu de sa famille politique, pointe un « manque d'encadrement ». Il évoque une responsabilité collective : gouvernement, ville de Paris, PSG. Mais Evren balaie : « On a dit que tout était sous contrôle. Ça n'est pas le cas. »

Pour elle, le problème est ailleurs : l'absence de sanction. Regardez les faits — 890 interpellations selon Franceinfo. Mais interpeller ne suffit pas. Encore faut-il que la justice suive. Et là, le bât blesse. Et pourtant, la machine judiciaire tourne.

Ce n'est pas une première. En 2023, après la mort de Nahel Merzouk, des émeutes avaient embrasé le pays — 2 000 policiers et militaires déployés, des violences à Bordeaux, Lille, Creil, Roubaix. Bilan lourd. Aujourd'hui, c'est le même scénario. Les questions restent sans réponse — pour l'instant.

27 jugés, 0 prison ferme – l'arithmétique de l'impunité

Posez la question : est-ce une justice dissuasive ? Non. Agnès Evren cite des chiffres précis. À Paris, le tribunal a jugé 27 personnes en comparution immédiate. « 21 d'entre elles ont été condamnées à des travaux d'intérêt général ou des peines allant de 4 mois de prison avec sursis, 14 mois de prison ferme mais c'est que du sursis. » Elle insiste : « Il n'y a pas un seul des émeutiers qui ne va faire une nuit en prison. »

Evren parle de « sentiment d'impunité ». Les casseurs le savent, dit-elle. Ils ne risquent rien. Ce n'est pas une impression — c'est un système. Des travaux d'intérêt général pour des individus qui ont lancé des mortiers sur des policiers ? 4 mois avec sursis pour des dégradations massives ? 14 mois ferme… mais transformés en sursis. Voilà le message.

Pendant ce temps, les contribuables paient les réparations. À Paris, le mobilier urbain était totalement dégradé. « Ce n'est pas au contribuable parisien de payer », tonne Evren. Le sentiment d'impunité ? Une bombe à retardement. Les chiffres du ministère de l'Intérieur montrent une légère augmentation des dégradations volontaires (+2% par rapport à 2024).

📰Source :youtube.com

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