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EnvironnementÉpisode 5/1

El Niño Godzilla : l'ONU alerte sur un épisode potentiellement le plus fort jamais enregistré

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-08-03
Illustration: El Niño Godzilla : l'ONU alerte sur un épisode potentiellement le plus fort jamais enregistré
© YouTube

Un phénomène naturel, mais pas que

El Niño revient tous les 2 à 7 ans, en alternance avec La Niña. Pour qu'un épisode soit déclaré, la température de l'océan Pacifique doit dépasser de 0,5 à 1 °C sa moyenne habituelle pendant plusieurs mois. Ce seuil est déjà franchi.

L'Organisation météorologique mondiale (OMM) — agence spécialisée de l'ONU — a officialisé la nouvelle. El Niño va « dominer les régimes climatiques mondiaux d'août à octobre 2026 ». Les scientifiques prédisent un épisode « très fort » avec plus de 80 % de probabilité. Potentiellement le plus fort jamais enregistré.

Les médias parlent de « super El Niño » ou de « El Niño Godzilla ». Ce ne sont pas des termes scientifiques officiels. Les scientifiques, eux, parlent d'épisode « faible, modéré, fort ou très fort ».

El Niño est un événement naturel, certes. Mais il se superpose au réchauffement climatique d'origine humaine, ce qui amplifie ses impacts. Comme les dômes de chaleur : ils ont toujours existé, mais leur intensité et leur fréquence sont aujourd'hui démultipliées par le réchauffement.

Les conséquences ? Toutes les parties terrestres du globe pourraient être plus chaudes que la normale d'ici octobre, selon l'OMM. 2026 fera partie des années les plus chaudes jamais enregistrées — et pourrait même devenir la plus chaude. Les records des épisodes précédents (1982-1983, 1997-1998, 2014-2016) risquent d'être dépassés.

En Australie, de nombreux scientifiques et ONG s'alarment d'un effondrement de la Grande Barrière de corail, déjà affaiblie par de précédents épisodes de forte chaleur. L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) se dit vigilante concernant les impacts sur les récoltes en Inde, en Afrique et en Amérique du Sud. Les pluies diluviennes pourraient s'abattre sur le sud des États-Unis, tandis que des sécheresses sont attendues en Asie du Sud-Est.

L'Europe pourrait également être concernée — avec des températures particulièrement élevées si l'épisode est aussi intense que prévu.


Incendies en France : un « échauffement » avant l'automne

Les incendies de juillet 2026 en France ne sont pas directement causés par El Niño. Les effets du phénomène sur notre pays sont attendus plutôt à partir de l'automne et de l'hiver. Mais les dômes de chaleur qui ont battu des records cet été — et qui ont ravagé le Var et la Gironde — sont amplifiés par le réchauffement climatique.

Dans le Var, l'incendie du massif du Gros Bessillon a parcouru près de 1800 hectares. 1500 sapeurs-pompiers et 450 engins ont été mobilisés. 2500 habitants ont été évacués. 70 maisons ont été touchées, dont 41 détruites. En Gironde, le mégafeu a ravagé 42 000 hectares. Des milliers d'habitants ont été évacués. Les conditions restent défavorables : vent qui se renforce, températures en hausse, taux d'humidité en baisse.

Depuis le 21 juillet, se baigner dans une zone interdite ou lorsque le drapeau rouge est hissé est passible d'une amende de 68 €, contre 38 € auparavant. Les préfectures de Paris et d'Île-de-France justifient cette mesure « face à l'augmentation des baignades sauvages, particulièrement lors des épisodes de forte chaleur ». 197 personnes sont mortes par noyade depuis le début de l'été en France, selon le gouvernement.


Guterres appelle à agir — sur quatre fronts

Antonio Guterres insiste : il faut des actions immédiates. Sortir des énergies fossiles pour limiter les effets du réchauffement climatique. Protéger davantage les populations avec des systèmes d'alerte et d'accompagnement. Mieux prendre en compte la chaleur extrême sur les lieux de travail. Adapter les villes, les écoles et les hôpitaux.

« Nous sommes désormais dans un terrain inconnu avec une crise climatique en surrégime », a-t-il déclaré. Il souligne qu'il est encore difficile de prévoir solidement ce qui va se passer.


Et maintenant ?

Les mois d'août à octobre 2026 seront décisifs. Si les prévisions se confirment, les records de température vont tomber en cascade. Les récoltes souffriront. La France pourrait connaître un automne et un hiver anormalement chauds.

Antonio Guterres appelle à agir maintenant. Le dossier est loin d'être clos.

Sources principales :

  • Organisation météorologique mondiale (OMM)
  • Déclarations d'Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU
  • Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO)
  • Vidéo source : https://youtube.com/watch?v=JHIkjOJzciE

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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