La guerre des influenceuses guinéennes éclate en scandale politique

Une guerre numérique qui éclate au grand jour
Maya La Solution. Yama Sega. Deux noms qui divisent la Guinée. Deux influenceuses suivies par des millions de personnes. Le 20 avril 2024, elles tombent sous le coup de la justice pour injures, diffamation et atteinte à la dignité par voie numérique. Deux ans de prison avec sursis. Des amendes. Une interdiction des réseaux sociaux pendant deux ans — sauf usage professionnel.
Comment en est-on arrivé là ? Tout part de lives sur Facebook et TikTok. “Vous êtes une droguée.” “Vous faites des transactions opaques.” Les insultes pleuvent. Les accusations aussi. Les vidéos explosent, atteignant des centaines de milliers de vues. Le scandale prend une ampleur nationale. Les réseaux sociaux sont coupés pendant 48 heures. Le gouvernement nie toute connexion avec l'affaire. Qui le croit ?
Deux influenceuses proches du pouvoir
Maya La Solution, de son vrai nom Mariama Kaba. Près de deux millions d'abonnés sur TikTok et Facebook. Yama Sega, alias Mariama Ba. Plus de 700 000 followers. Les deux femmes sont connues pour leur proximité avec le pouvoir guinéen. Une proximité qui leur a valu des règles du jeu… particulières.
Le président Mamadi Doumbouya se mêle au débat. Sur X et Facebook, il publie un message : “Faisons des réseaux sociaux un espace de contribution positive et constructive.” Les réactions fusent. “Un message fort et nécessaire,” écrit un internaute. Un autre lance : “Cette prise de conscience aurait-elle été la même s'il ne s'agissait pas d'influenceurs proches du pouvoir ?”
La vidéo qui a tout déclenché
Maya La Solution publie une vidéo sur TikTok. Elle se filme avec des liasses de billets dans les mains. La Guinée traverse une crise de liquidité. Les images font scandale. Elle supprime rapidement la vidéo. Trop tard. Les internautes ont déjà partagé. Les médias en ligne en parlent.
Et pourtant, ce n’était pas la première fois. Quelques mois plus tôt, après le rapt du père du journaliste Mamoudou Babila Keïta, elle avait posté une vidéo. Elle se félicitait du sort du vieil homme. Les réactions avaient été vives. Les condamnations aussi.
Une coupure des réseaux sociaux controversée
Le 15 avril 2024, les réseaux sociaux tombent en Guinée. Pendant 48 heures, Facebook, TikTok et X deviennent inaccessibles. Le gouvernement ne donne aucune explication officielle. Mais les internautes et les médias en ligne y voient un lien direct avec le scandale des influenceuses.
Le président Doumbouya publie son message juste avant le rétablissement des réseaux. “L'avenir de la Guinée ne se construira ni dans l'invective, ni dans la division.” Les réactions sont nombreuses. Les commentaires aussi. Et pourtant, le débat reste entier.
Une condamnation qui pourrait faire date
Deux ans de prison avec sursis. Des amendes. Une interdiction des réseaux sociaux pendant deux ans — sauf usage professionnel. Une sanction qui pourrait marquer un tournant. Les tensions sur la toile guinéenne pourraient se calmer. Mais le dossier est loin d’être clos.
Ces influenceuses ont marqué les esprits. Leur guerre numérique a pris une dimension politique. Le gouvernement est intervenu. Les réseaux sociaux ont été coupés. Le président Doumbouya est monté au créneau. Et pourtant, les condamnations ne suffiront peut-être pas à faire retomber la pression. Voilà où ça se complique.
Sources
- TikTok
- X
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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