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PolitiqueÉpisode 76/2

EELV : Sandrine Rousseau dénonce des violences internes, la vidéo la retourne contre elle

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-06-17
Illustration: EELV : Sandrine Rousseau dénonce des violences internes, la vidéo la retourne contre elle
© YouTube

« La violence que j’ai subie est inadmissible »

Une phrase qui a fait le tour des réseaux. Sandrine Rousseau, invitée sur un plateau, lâche : « La violence que j’ai subie à l’intérieur du parti est inadmissible. » Elle vise le Parti des Écologistes — ex-EELV. Elle est minoritaire ; sa ligne pèse 6 %, selon les chiffres cités dans la vidéo qui décortique ses propos. Marine Tondelier, secrétaire nationale, vient d’annoncer l’abandon de la primaire. Le parti implose.

La chaîne YouTube militante ne prend pas de gants. Les deux animateurs — l’un d’eux se fait appeler Chris — démontent point par point le récit de Rousseau. « Elle aime bien faire oin oin », lance l’un. « Elle joue double jeu, elle joue sa carte. » Brutal, certes. Mais les faits qu’ils avancent sont précis.

Harmonie L., l’investiture retirée

Premier exemple : l’affaire Harmonie L. Cette militante avait été désignée candidate aux législatives. Puis retirée au dernier moment. Pourquoi ? « Parce qu’il y a roussoïste, donc ça va être quelqu’un d’autre », explique la vidéo. La décision vient des instances. Sandrine Rousseau aurait poussé pour une candidate de sa ligne. Harmonie L. s’est retrouvée sur le carreau.

« On t’a dit que tu allais être investi et finalement tu es pas investi », résume l’animateur. « Ton plan de te faire 7 000 euros par mois pendant 5 ans, ton balot, et ça va, on s’en tape complètement. » La violence politique, selon lui, ce n’est pas ça. « Il y a des gens qui meurent au travail, trois personnes par jour en France. Il y a des gens qui subissent des violences sexuelles dans leur famille. Ça, c’est de la violence. »

L’affaire Médine : le retour de bâton

Deuxième point : l’affaire Médine. Le rappeur — cible de l’extrême droite pour ses positions antiracistes et anti-islamophobie — avait été « jeté sous le bus » par Sandrine Rousseau. Elle avait participé à une campagne de dénigrement après ses propos polémiques. Médine l’a récemment rappelée : « La violence que j’ai subie quand elle m’a jeté sous le bus était inadmissible. »

La vidéo reprend cette citation. « Quand tu jettes sous le bus Médine, tu jettes sous le bus tous nos camarades musulmans qui essayent de vivre dans ce pays islamophobe », tonne Chris. « Là, tu as jeté tous ces gens-là. » Lourde accusation : Rousseau aurait sacrifié un allié pour sauver sa place dans un parti qui la méprise.

Un parti « en maternelle »

Les critiques ne s’arrêtent pas là. La vidéo dénonce la structure même d’EELV. « C’est une démocratie calquée sur la démocratie bourgeoise, très incarnée dans un individu, très individualiste », analyse l’un des intervenants. Tendances, courants, rivalités personnelles : tout cela crée « de la violence un peu dégueulasse, parce que c’est le libéralisme concurrentiel ».

Le parti est qualifié de « dépolitissant ». « L’écologie est un problème trop important pour le laisser aux écologistes », conclut l’animateur. Phrase choc, reprise en boucle. Une partie de la gauche radicale partage le constat : EELV n’aurait rien apporté ni à l’écologie ni à la gauche.

Le PCF en soins palliatifs

La vidéo ne se limite pas aux Verts. Le Parti communiste français ? « En soins palliatifs », selon les animateurs. Ils appellent à repenser les structures politiques pour le XXIe siècle. « Comment on fait des organisations, comment on pense le parti adéquat à la période, efficace politiquement ? » Question qui traverse tout le milieu militant.

Ils citent des capsules vidéo sur le congrès du PCF. Ils évoquent des réflexions sur la démocratie interne, l’inclusion, la place des femmes et des précaires. « Il y a une énorme partie des militants communistes qui se pose ces questions », assurent-ils. Mais le ton reste critique : le PCF serait incapable de se réinventer.

Cuba, le film et la plateforme

En fin de vidéo, les animateurs font la promotion d’un film sur Cuba, financé via le tipi. Ils annoncent une plateforme pour organiser des diffusions publiques. Une conférence avec Saïd Bouamama et Salim Lamrani est prévue. Un projet de « débunker de sondages » (pollbuster) est en préparation. Une association en cours de finalisation.

Ces annonces montrent que la chaîne ne se contente pas de critiquer. Elle veut construire une alternative. « Le but c’est de refaire du collectif, du travail et du vrai travail militant intéressant », expliquent-ils. Appel à rejoindre l’association lancé.

Que répond Sandrine Rousseau ?

Contactée par Le Dossier, Sandrine Rousseau n’a pas répondu. Dans ses interventions médiatiques, elle maintient ses accusations de violences internes. Elle dénonce des méthodes « indignes » et un manque de démocratie. Mais la vidéo YouTube lui oppose un récit différent : celui d’une femme politique qui utilise la victimisation pour masquer ses propres compromissions.

Le débat dépasse le simple clash. Question centrale : comment organiser la gauche sans reproduire les violences du système ? Écologistes, communistes, insoumis — tous cherchent leur modèle. En attendant, le Parti des Écologistes se déchire. Et la vidéo continue de tourner.

— Le dossier est loin d’être clos.

Sources

  • Extrait vidéo de Sandrine Rousseau (intervention médiatique)
  • Déclaration de Médine (réseaux sociaux)
  • Capsules vidéo sur le congrès du Parti communiste (YouTube)
  • Vidéo YouTube analysée (identifiant 6AikoYfpYAY)

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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