Comment les conservateurs américains ont brisé leur isolement dans les années 1960

Une défaite cinglante. Et pourtant, cette élection de 1964 a tout changé. Barry Goldwater, le sénateur de l’Arizona, a réveillé une droite américaine que l’on pensait enterrée.
Un retour fracassant
En 1960, les conservateurs végètent. Marginalisés, ils passent pour des « hurluberlus d’extrême droite », selon le documentaire d’ARTE. Quatre ans plus tard, Goldwater décroche l’investiture républicaine. Un coup de tonnerre.
La machine démocrate écrase Goldwater. Mais derrière ce score écrasant se cache une réalité plus subtile : pour la première fois depuis longtemps, un candidat porte haut les couleurs d’un conservatisme assumé. Loin des clubs fermés, il parle aux petites mains et aux foules des meetings de province. Une stratégie qui paiera, mais plus tard.
L’acteur et la revanche
Goldwater perd, mais le mouvement survit. Et c’est là qu’arrive un inconnu — « un acteur de série B », comme on le surnomme. Qui croirait en lui ? Personne. Et pourtant. Cet héritier malgré lui jettera les bases de la contre-révolution reaganienne.
Les années 1960 divisent l’Amérique. D’un côté, les campus en ébullition. De l’autre, les diners familiaux où l’on parle à voix basse. La gauche domine les médias. La droite s’implante dans les églises et les syndicats policiers.
ET MAINTENANT ? À surveiller : la montée des comités locaux conservateurs en France. Leur capacité — ou non — à dépasser l’absence de stars médiatiques et le mépris des élites. Avec, simplement, des militants déterminés.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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