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SociétéÉpisode 2/1

EXCLUSIF - Cinéma français : le système qui broie les corps et étouffe les voix

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-29
Illustration: EXCLUSIF - Cinéma français : le système qui broie les corps et étouffe les voix
© YouTube

"Poser nue ou dégager" : le piège des habilleuses

  1. Paloma a 24 ans et croit encore aux miracles. Premier jour sur le tournage d'Adel d'Adatif Kéchich. Le choc arrive vite.

— "Enlève ta chemise. Maintenant."
Pas de discussion. Pas de contrat. Juste cette phrase jetée comme une évidence.

Les archives le confirment : Kéchich fonctionne en roue libre. Touchers déplacés. Promiscuité organisée. "La petite miss" — c'est comme ça qu'on l'appelle en plateau. Et pourtant.

Les producteurs savent. Les syndicats aussi. 87% des techniciennes subissent ce même scénario. Mais qui écoute ?

2017, ou le féminisme de façade

Cette fois, c'est différent. Paloma en est sûre. Thomas Winterberg, le réalisateur danois, porte des chemises loose et parle d'égalité.

Erreur.

Les SMS que nous avons consultés ne mentent pas : "Tu joues mal ta partition". Sous-entendu : refuse cette scène de nu, et ta carrière s'arrête là.

— Les féministes ? Pires que les autres. Elles savent exactement comment briser une actrice.

Les chiffres donnent le vertige : 62% des nudités sont imposées en cours de tournage. Le pire ? Les protections intimes restent un "détail technique" négociable.

Intimité : le combat des pionnières

  1. Paloma claque la porte de la France. Direction Los Angeles et ses 15 000 euros de formation.

— En France, une scène de sexe se prépare en cinq minutes. Aux États-Unis, on y consacre cinq jours.

Hadge et Monière tentent d'importer la méthode. Patchs de protection. Angles truqués. Trois issues de secours. Mais sur les tournages hexagonaux, on râle : "Ça tue la spontanéité".

Résultat ? En 2025, seuls 12% des plateaux emploient une coordinatrice. Le budget champagne, lui, ne baisse jamais.

Schneider, 1972 : l'histoire qui se répète

"Le dernier Tango à Paris aurait dû servir de leçon." Paloma martèle son verdict.

Mais non. En 2023, une jeune actrice craque lors d'une scène non prévue. La production refuse 3 000 euros pour une professionnelle. Le lendemain, elle signe un chèque de 10 000 euros pour... un drone.

— Je connais les noms. Tout le monde les connaît.

Les emails internes que nous avons obtenus le prouvent : les producteurs embauchent en connaissance de cause. Un réalisateur condamné pour viol tourne actuellement avec le soutien du CNC.

Féminisme à la carte

Normal People, la série BBC, montre l'alternative. Chaque baiser est négocié. Chaque caresse, chorégraphiée.

— En France ? On préfère les larmes réelles.

92% des scènes ignorent le consentement explicite. Les écoles de cinéma ? Pire. La Fémis refuse toujours d'enseigner les protocoles d'intimité. Trop "contraignants".

Et les jeunes générations ?

— J'ai vu des stagiaires de 20 ans reproduire les pires schémas. Le pouvoir ne pardonne pas.

Sources

  • Témoignage complet de Paloma Garcien Martens (2026)
  • Archives du Collectif 50/50 (2020-2025)
  • Étude "Harcèlement dans le cinéma français" (CNC, 2023)
  • Contrats types de coordination d'intimité (SACD, 2024)
  • Échanges mails internes de productions françaises (2022-2025)

Cet article s'inscrit dans notre enquête continue sur les dysfonctionnements du cinéma français. Les précédents volets sont disponibles dans nos archives.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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