Canicules, maisons fissurées, TotalEnergies : le grand déni climatique français
40 000 morts et des logements qui tuent
Santé publique France est formelle : 40 000 morts en France depuis 2017. Juin 2026 pulvérise les records : 22,7 °C de moyenne. Surmortalité : +30 % ce mois-là. Mais +90 % à domicile. Neuf victimes sur dix meurent chez elles.
Pourquoi ? Parce que 40 % des logements français n'ont pas de volets sur les façades exposées.
Une proposition de loi transpartisane — signée par 160 députés de 8 groupes politiques — a été déposée. Selon la Fondation pour le logement, elle a été ignorée par le gouvernement. Un appel citoyen — « Pas de volet, pas de loyer » — a recueilli 45 000 signatures.
Le scandale des maisons fissurées
La chaleur fissure les maisons, les rend inhabitables. Le phénomène : le retrait-gonflement des argiles, lié aux sécheresses à répétition.
Selon Lucas Chancel, du Laboratoire sur les inégalités mondiales, le coût des risques liés aux argiles va être multiplié par 3 d'ici 2050. Le régime CatNat est menacé.
Le Sénat a rejeté une proposition de loi pour les sinistrés des maisons fissurées, pour raisons financières.
TotalEnergies : 45 bombes climatiques
Depuis la COP28 — où les États promettaient de sortir des énergies fossiles — TotalEnergies a annoncé 45 nouveaux projets, selon l'ONG Bloom.
Les banques françaises ont financé l'expansion fossile à hauteur de 16 milliards de dollars en 2025.
Un collectif de sinistrés climatiques a lancé un compteur en ligne : cecompeser.org, pour recenser les victimes du changement climatique.
L'État français : subventionneur du désastre
La France accorde chaque année entre 10 et 13 milliards d'euros de subventions aux énergies fossiles.
L'adaptation au changement climatique coûterait 90 milliards par an.
Parmi les pistes : supprimer les subventions fossiles, instaurer un référendum sur la fiscalité des grandes fortunes.
L'injustice est totale : les surprimes d'assurance pèsent trois fois plus sur les 10 % les plus pauvres.
Procès et alertes : la société civile riposte
Oxfam, Greenpeace et Notre Affaire à Tous ont déposé un recours en justice contre l'État français pour inaction climatique.
Le Haut Conseil pour le climat alerte. La France se réchauffe plus vite que la moyenne : +2,1 °C entre 2015 et 2024, contre +1,2 °C à l'échelle planétaire. L'Europe ? +2,3 °C depuis l'ère préindustrielle. Les scénarios scientifiques prévoient +3 °C au niveau mondial, +4 °C en France si rien ne change.
Un avis historique à l'ONU
Été 2025 : la Cour Internationale de Justice relie la protection du climat à celle des droits humains. Mai 2026 : 141 pays votent pour cet avis, 8 contre.
Des solutions existent — elles attendent
Bloom porte une proposition de loi d'urgence climatique, publiée dans une tribune au Monde. Elle propose notamment d'interdire aux entreprises françaises de développer ou financer de nouveaux projets fossiles en France ou à l'étranger, et de supprimer toutes les subventions aux énergies fossiles.
La France à +4 °C : un avant-goût
Juillet 2026. 43 °C dans l'Hérault. 41 °C à 7 heures du matin. 40,5 °C à Marseille-Marignane — record absolu. 39,9 °C à Cassis.
Bilan : 7 800 hectares brûlés dans les huit premiers jours de juillet, le double de l'année précédente. Incendie inédit dans la Drôme, près de Die : 2 500 hectares partis en fumée.
L'INCERM et l'OMS fixent des seuils de température intérieure au-delà desquels la vie est impossible sans climatisation. Mais 1,5 million de Français sont menacés par les submersions. 40 % des logements sont sans protection solaire.
« Le monde d'avant, où l'on ne pouvait pas mourir de chaleur en France, ne reviendra plus », prévient Carine Fouteau.
Voilà. Les projets fossiles ? Publics. Les subventions ? Comptabilisées. Les lois ? Écrites. Les signataires ? 160 députés. Les
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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