LE DOSSIER
LE DOSSIER

Toute la vérité sur les affaires françaises

SociétéÉpisode 10/12

C News dérape : Bali Bagayoko visé par des propos racistes

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-03
Illustration: C News dérape : Bali Bagayoko visé par des propos racistes
© YouTube

La semaine où tout a basculé

Mercredi dernier, 20h15. Sur le plateau de C News, un débat sur Bali Bagayoko vire au cauchemar. Un psychologue compare le nouveau maire de Saint-Denis — élu dès le premier tour — à un "chef de tribu" parmi "les grands singes". Le lendemain, même chaîne, autre intervenant : un philosophe parle de "mâle dominant" en évoquant son mandat. "Toi, tu auras les femelles. Toi, pas."

La réaction fuse. Jusqu'à l'Élysée. Bagayoko lui-même monte au créneau : "Le racisme est désormais débridé. On n'a même plus besoin de le cacher."

Pause. Ces mots ont bien été prononcés. En direct. Devant des centaines de milliers de téléspectateurs. Comment en est-on arrivés là ?

Plainte contre X (comme xénophobie)

Bali Bagayoko a franchi le pas. Plainte déposée pour injure raciale — visant à la fois la chaîne et ses intervenants.

Ce n'est pas son premier combat. Fils d'immigrés maliens, l'élu a toujours défendu les valeurs républicaines. Mais cette fois, la donne change. Les attaques sont frontales. Assumées. Presque revendiquées.

"Avant, les racistes se cachaient. Maintenant, ils roulent en première vitesse sur les plateaux télé." La phrase du maire sonne comme un électrochoc. À un an de la présidentielle, l'avertissement est clair.

C News : la chaîne qui n'apprend jamais

Vincent Bolloré peut-il encore contrôler son média ? Depuis cinq ans, C News enchaîne les polémiques — racisme, sexisme, homophobie. Toujours les mêmes excuses. Toujours les mêmes dérapages.

Cette fois, Bali Bagayoko exige la fermeture pure et simple. Radical ? Peut-être. Mais Maboula Soumahoro, spécialiste des questions raciales, tempère : "Fermer ? Pas sûr. Mais sanctionner systématiquement, oui. À force de 'dérapages', ça devient une ligne éditoriale."

Et pourtant. Rien ne change. Bolloré prépare 2027. Sa campagne passe par ses médias. Les propos racistes ? Un dommage collatéral.

France 2026 : le racisme en roue libre

L'affaire Bagayoko n'est pas un incident isolé. Les chiffres du ministère de l'Intérieur sont formels : +32% de crimes racistes en 2023. Surtout des hommes. Surtout entre 25 et 54 ans.

"Une déferlante", selon Soumahoro. Elle a raison. À douze mois de l'élection présidentielle, chaque attaque raciale devient un test pour la démocratie.

La République à l'épreuve

Réaction du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez : "Ignoble. La République ne distingue pas ses enfants." Beau discours. Trop beau.

"Parler d'idéaux aveugles à la race quand des citoyens se font lyncher, c'est se voiler la face", rétorque Soumahoro. La question reste entière : que fait l'État concrètement ?

Bagayoko, lui, agit. Marche contre le racisme prévue à Saint-Denis. Symbolique ? Oui. Nécessaire ? Absolument.

Conclusion : l'heure des choix

C News a franchi la ligne. Encore une fois. Mais derrière la polémique médiatique, c'est toute la société française qui vacille.

Plainte. Manifestation. Mobilisation. Bagayoko ouvre trois fronts. La République suivra-t-elle ?

Une certitude : le temps des beaux discours est passé. Face au racisme qui monte, il faudra des actes. Des vrais.

Et vite.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

📬

Ne manquez aucun scandale

Recevez chaque matin les enquêtes que la France préfère oublier. Gratuit, sans spam.

Les autres épisodes de ce dossier

Voir tout le dossier →

Sur le même sujet