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Bali Bagayoko : régularisation totale des sans-papiers, le maire de Saint-Denis assume

Par la rédaction de Le Dossier · 7 JUILLET 2026
Illustration: Bali Bagayoko : régularisation totale des sans-papiers, le maire de Saint-Denis assume
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« Régularisation de tous les sans-papiers » – la position assumée

Régulariser tous les sans-papiers. Pour Bali Bagayoko, c’est simple comme « oui ». Interrogé sur le sort des étrangers en situation irrégulière, il répond : « C’est régularisé. » Et il précise, comme pour lever tout malentendu : « C’est l’ambition que nous incarnons parce que c’est principalement la promesse de la France. » Le maire de Saint-Denis – 150 000 habitants – voit dans l’immigration une réponse au déclin démographique. « Elle est aussi une richesse pour la France sur le plan économique, sur le plan de la culture », ajoute-t-il. Sa boussole ? La politique d’accueil espagnole, pas le modèle danois qui externalise les demandeurs d’asile. Le journaliste insiste : « Vous mesurez à quel point pour une grande partie de l’opinion, c’est créer un appel d’air ? » Bagayoko ne cille pas. Il réaffirme : « Nous devons pouvoir nous retrouver sur une politique migratoire fraternelle en 2027 avec l’ensemble de la gauche de rupture. » Voilà.

Face au RN : « Je manifesterai »

Et si le Rassemblement national gagnait la présidentielle de 2027 ? Bagayoko ne l’envisage pas sans réagir. « Nous allons tout faire pour que ce ne soit pas le cas », lance-t-il. Puis cette phrase, nette : « Je manifesterai parce que je considère que nous serons dans une nouvelle France qui est en danger. » Il parle d’une « mobilisation pacifique » et promet d’utiliser « toutes les formes que permet le cadre légal ». Pas de doute – la rue, si besoin.

Hamza Laadouan : un traitement « indigne »

Le maire revient sur l’affaire du jeune Hamza Laadouan, 14 ans, filmé en train de tirer avec un pistolet à eau sur des véhicules. Son mot pour décrire le traitement médiatique : « indigne ». « C’est avant tout un adolescent de 14 ans, il a l’âge de mon fils », dit-il. Et si le jeune s’appelait « Louis » ? Bagayoko en est convaincu : les propos n’auraient pas été les mêmes. Lui-même se souvient de son adolescence : un accident avec une voiture de police à 13-14 ans, et ses parents avaient pris le parti des forces de l’ordre.

Immigration, clientélisme et politique

Le clientélisme ? « Vieux comme la politique », juge Bagayoko, et présent dans tous les milieux. Il affirme le combattre dans sa majorité. Lui se présente comme « un enfant de la République, noir et issu de l’immigration ». Et il appelle, une fois encore, à une politique migratoire fraternelle pour 2027.

📰Source :youtube.com

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