Affaire Jubillar : la géolocalisation qui relance la question de la préméditation

Accroche
Un champ du Tarn, fermé par arrêté municipal depuis vendredi. Des fémurs exhumés lors de fouilles qui se sont arrêtées net à la mi-journée. Et un téléphone qui, lui, n'a pas cessé de parler. Celui de Cédric Jubillar, qui a avoué le meurtre de sa femme Delphine, disparue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020.
BFMTV rapporte que les enquêteurs de la section de recherche de Toulouse ont analysé la géolocalisation de son portable entre le 5 et le 15 décembre 2020. Le résultat ? Le 5 décembre, à 6h12, le téléphone de Cédric Jubillar se trouvait au pied de la départementale 600 — à quelques centaines de mètres seulement du champ où, six ans plus tard, les fouilles ont mis au jour des ossements de Delphine.
Les faits
La chaîne a mis en ligne une vidéo qui révèle ces nouveaux éléments. Les gendarmes de la section de recherche de Toulouse, qui mènent l'enquête depuis le début, ont voulu reconstituer les déplacements de l'accusé dans les dix jours précédant la disparition. Pour cela, ils ont étudié le bornage de son téléphone.
Premier constat : aucun déplacement hors du Tarn. Mais le 5 décembre 2020, à 6h12, le téléphone est géolocalisé au pied de la D600 — à quelques centaines de mètres du champ où les fouilles de la semaine dernière ont permis de retrouver des fémurs de Delphine.
Cédric Jubillar serait resté sur place « quelques minutes, très peu de temps », selon la journaliste Mélanie Vect sur BFMTV. D'autres points GPS ont été relevés, dessinant une « espèce d'itinérance » autour de la zone. Pourquoi s'y être arrêté ? Était-ce un repérage ? Une simple coïncidence de trajet ? Un rendez-vous ? Les questions sont nombreuses.
Ce que l'on sait, c'est que Cédric Jubillar a déjà amorcé une explication. Lors de son audition devant la présidente de la cour d'assises la semaine dernière, il a déclaré qu'il roulait cette nuit du 15 au 16 décembre 2020 et se souvenait d'un endroit avec un monticule.
Les fouilles, elles, sont terminées. Elles devaient se prolonger vendredi après-midi, mais se sont arrêtées à la mi-journée. La zone a été fermée par arrêté municipal en fin de journée — pour éviter que des personnes extérieures à l'enquête ne viennent chercher d'autres ossements.
Le traitement judiciaire
Le 21 septembre, le procès en appel doit s'ouvrir devant la cour d'assises d'appel de Toulouse. La défense demande un report, invoquant l'état psychologique de l'accusé et la nécessité d'expertises complémentaires. Les parties civiles accusent la défense de vouloir gagner du temps. L'analyste Jean-Pierre Colombie, cité par BFMTV, estime que la défense cherche une requalification des charges pour réduire la peine. Il note également que les avocats actuels, dont Maître du Buisson, sont en poste depuis janvier et ne maîtrisent pas encore totalement le dossier.
La présidente de la cour d'assise d'appel de Toulouse doit trancher. Une réunion informelle est prévue cet après-midi avec toutes les parties prenantes.
📰Source :www.youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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