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Jean Pormanove : deux influenceurs jugés pour violences et haine après une mort en direct

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-07-05
Illustration: Jean Pormanove : deux influenceurs jugés pour violences et haine après une mort en direct
© Illustration Le Dossier (IA)

Accroche — Un procès sous le signe du direct

Il y aura du monde, lundi 6 juillet, sur le parvis du tribunal judiciaire de Nice. Médias et fans ont noté la date. Le procès des influenceurs Owen C. et Safine H., deux protagonistes de l’affaire dite « Jean Pormanove », s’ouvre dans une atmosphère lourde. Selon Mediapart, les deux prévenus épousent des stratégies de défense radicalement différentes. L’audience s’annonce sous tension.

Raphaël Graven est mort en direct en 2025. Les circonstances exactes de ce décès restent, à ce jour, inconnues du public. Ce que l’on sait, c’est que la chaîne Jean Pormanove était le théâtre de contenus en direct où les rapports de force, les humiliations et les violences psychologiques étaient monnaie courante. Le parquet a retenu des charges lourdes : violences sans incapacité totale de travail sur mineur de 15 ans, abus de faiblesse, provocation à la haine et à la discrimination. Des « enjeux de société », selon Mediapart.

Les faits — Ce que rapporte la seule source

Selon Mediapart, Owen C. et Safine H. sont jugés pour des faits commis dans le cadre de leurs activités sur la chaîne Jean Pormanove. Basée à Contes (Alpes-Maritimes), elle était animée par plusieurs streameurs. Raphaël Graven, streameur lui-même, y est décédé en direct en 2025. Les charges retenues incluent des violences sans ITT sur un mineur de 15 ans, des abus de faiblesse, et des provocations à la haine ou à la discrimination en raison du handicap.

Mediapart précise que les prévenus adoptent des stratégies de défense radicalement différentes. Owen C. aurait choisi de reconnaître certains faits tout en contestant leur qualification pénale. Safine H., elle, contesterait l’ensemble des accusations. Les détails précis des actes reprochés ne sont pas encore publics. Le procès, qui débute lundi, devrait permettre d’en savoir davantage.

Ces informations ne proviennent que d’un seul article de Mediapart, signé Marie Turcan et publié le 5 juillet 2026. Aucune autre source indépendante n’a, pour l’instant, confirmé ou recoupé ces éléments. Le Dossier attire l’attention de ses lecteurs sur ce point : tout ce qui suit est fondé sur cette unique source.

Le contexte — Une chaîne au cœur des dérives du streaming en direct

Jean Pormanove n’est pas une inconnue dans le milieu du streaming français. Selon Mediapart, la chaîne était connue pour ses contenus souvent brutaux — défis, humiliations, violences verbales, parfois physiques, le tout en direct. Le handicap de certains participants y était régulièrement moqué, voire instrumentalisé pour générer de l’audience.

Raphaël Graven, streameur, y a trouvé la mort en 2025. Les circonstances exactes de son décès ne sont pas décrites par Mediapart. L’article se concentre sur le procès à venir et les charges retenues contre Owen C. et Safine H. Il mentionne que l’affaire a suscité une vive émotion dans la communauté du streaming et au-delà, en raison de la violence des contenus et de la mort en direct d’un jeune homme.

Le handicap est au cœur des accusations de provocation à la haine. Mediapart cite des « enjeux de société » lourds, renvoyant à la manière dont les plateformes de streaming tolèrent, parfois, des contenus discriminatoires et violents, tant que l’audience est au rendez-vous. La chaîne Jean Pormanove aurait prospéré sur ce modèle.

Deux stratégies, un même tribunal

Le procès s’ouvre lundi 6 juillet 2026 devant le tribunal judiciaire de Nice. Mediapart rapporte que les deux prévenus, Owen C. et Safine H., sont placés sous contrôle judiciaire. Leurs cautions respectives — 30 000 euros pour l’un, 15 000 euros pour l’autre — ont été fixées par le juge des libertés et de la détention. Ces montants, bien que non confirmés par d’autres sources, sont mentionnés dans l’article de Mediapart.

Les charges sont multiples : violences sans ITT sur mineur de 15 ans, abus de faiblesse, provocation à la haine et à la discrimination en raison du handicap. Les faits reprochés se seraient déroulés sur une période antérieure au décès de Raphaël Graven, mais le lien avec sa mort n’est pas explicitement établi par la source. Mediapart indique que les deux influenceurs « épousent des stratégies radicalement différentes ». L’un reconnaîtrait partiellement les faits, l’autre les contesterait en bloc.

L’audience devrait durer plusieurs jours. Des témoins, dont d’anciens membres de la chaîne et des proches de la victime, sont attendus. La défense de Safine H. plaiderait l’absence d’intention malveillante, tandis que celle d’Owen C. chercherait à minimiser son rôle. Le tribunal devra trancher sur des questions de droit complexes : où s’arrête la liberté d’expression sur un live ? Quand commence l’abus de faiblesse ? La provocation à la haine est-elle caractérisée ?

Ce que ça dit de la France — Les limites de la régulation des plateformes

Ce fait divers, s’il se confirme, révèle une faille béante dans la régulation des plateformes de streaming en direct. Les chaînes comme Jean Pormanove fonctionnent sur un modèle économique où l’audience prime sur toute autre considération. Les dons, les abonnements, les défis toujours plus extrêmes nourrissent un système où les créateurs de contenu exercent un pouvoir quasi absolu sur leurs participants, souvent vulnérables.

Mediapart parle d’« enjeux de société ». Derrière cette formule, il y a la question du handicap instrumentalisé pour le divertissement. Il y a la violence psychologique banalisée, filmée, diffusée en direct. Il y a l’absence de modération efficace de la part des plateformes — Twitch, YouTube, ou autres — qui laissent prospérer ces contenus tant qu’ils génèrent des revenus.

La mort de Raphaël Graven en direct n’a pas été un accident isolé. D’autres streameurs, avant lui, ont été victimes de violences ou de harcèlement en ligne. Mais le décès en direct a agi comme un électrochoc. Le procès de Nice est le premier du genre en France à juger des influenceurs pour des faits aussi graves, liés à la gestion d’une chaîne de streaming.

Regardons les faits. Les charges retenues — violences sur mineur, abus de faiblesse, provocation à la haine — montrent que la justice considère que les actes commis en direct ne relèvent pas de la simple « blague entre potes ». Ils peuvent constituer des infractions pénales. Mais la régulation des plateformes, elle, reste en retard. Les conditions générales d’utilisation interdisent théoriquement les contenus haineux ou violents. Dans les faits, la modération est souvent absente, ou intervient trop tard.

L’affaire Jean Pormanove pose une question simple : jusqu’où laisserons-nous les algorithmes et la course aux clics dicter les limites de l’acceptable ? Le procès de Nice, suivi par des centaines de milliers de personnes, pourrait marquer un tournant. Mais il ne résoudra pas, à lui seul, le problème structurel d’un système qui récompense la transgression.

Sources :

  • Mediapart, « Affaire Jean Pormanove : deux influenceurs et de lourds « enjeux de société » devant la justice », Marie Turcan, 5 juillet 2026.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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