LE DOSSIER

Toute la vérité sur les affaires françaises

PolitiqueÉpisode 9/1

Accord USA-Iran et biolabs : le double scandale que les médias français ont enterré

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-06-17
Illustration: Accord USA-Iran et biolabs : le double scandale que les médias français ont enterré
© YouTube

Ce que cache la main tendue à Téhéran

JD Vance signera l'accord vendredi. « Nous tendons la main à l'Iran », a-t-il déclaré. « Si vous souhaitez nous rencontrer, si vous voulez changer vos relations avec les États-Unis, nous changerons les nôtres avec l'Iran. » Une main tendue. Mais à quel prix ?

Les détails sont dans la feuille de route : 60 jours de négociations pour régler les questions nucléaires et lever complètement les sanctions. Trente milliards d'avoirs iraniens débloqués. Un fonds de 300 milliards pour la reconstruction — selon les sources citées par TV Liberté. Les Iraniens savent que le calendrier joue pour eux. Élections en Israël en septembre. Midterms américaines en novembre. « Plus le temps va passer, plus il sera compliqué pour les États-Unis de faire machine arrière », analyse Laurent Ozon, auteur de Les néoconservateurs, une élite impériale.

Israël, lui, ne l'entend pas de cette oreille. Pas du tout.

Netanyahou serre les dents, ses ministres hurlent

Netanyahou a réagi « du bout des lèvres », selon la vidéo. Après 24 heures de silence. « C'est la décision de Donald Trump », a-t-il lâché. « Israël a ses propres intérêts. » Les ministres, eux, parlent plus fort. Smotrich — ministre des finances — exige que Tsahal continue à se défendre. Ben-Gvir — sécurité nationale — veut démolir les maisons dans le sud du Liban. Katz — défense — réclame une occupation « illimitée » en Syrie, à Gaza et au Liban.

« C'est la position de quasiment tout le gouvernement », précise Ozon. « Netanyahou, Smotrich, Katz et Ben-Gvir — les quatre pôles — sont unanimes. » Unanimité pour dire : on continue. On occupe. Le calendrier américain n'est pas le nôtre.

Trump pris en tenaille par son propre camp

Trump est coincé. Son camp se fracture. « Même à l'intérieur du camp républicain, il y a désormais une forte critique, voire une petite majorité qui porte un regard extrêmement négatif sur la politique d'Israël », explique l'analyste. Les midterms — 33 % des sièges au Sénat, 435 au Congrès — sont dans la balance. Trump a besoin de rassembler. « C'est là que les tensions risquent d'arriver », dit Ozon. « Il y a un clash d'intérêts entre les contraintes de la politique intérieure et la politique personnelle de Netanyahou. » Et Netanyahou joue peut-être sa liberté. « Ça devient très compliqué. »

L'Ukraine, carburant des élites européennes

Pendant ce temps, l'Ukraine brûle. Trump s'est entretenu avec Poutine et Zelensky depuis 48 heures. Le conseiller diplomatique de Poutine, Iouri Outchakov, affirmait sur Rossia 1 que Trump s'était engagé à faire pression sur les Européens. Zelensky dit le contraire. « La guerre en Ukraine est le levier par lequel les élites macroniennes, merxiennes, les élites bancaires installées à la tête de l'Union européenne cherchent à obtenir des transferts de souveraineté supplémentaires », assène Ozon.

Le conflit est « entretenu, ravivé avec de nouvelles bûches à chaque fois qu'un protocole d'entente s'ouvre ». Résultat : « des convergences d'intérêt d'un nouveau complexe militaro-industriel en Europe, de Bruxelles, de l'Union européenne, de l'État profond américain ».

Tulsi Gabbard lâche la bombe

Et là, l'affaire change de dimension. Le 12 juin — quelques jours avant la publication de cette vidéo — Tulsi Gabbard, chef du renseignement américain, lâche une bombe. « Après des mois de recherche dans les archives des services de renseignement, je publie aujourd'hui des informations inédites », déclare-t-elle. « Révélant de nouvelles preuves du financement par le gouvernement américain de plus de 120 laboratoires de biologie dans plus de 30 pays, dont l'Ukraine. »

Cent vingt laboratoires. Dans plus de trente pays. Financés par le contribuable américain. « Ces laboratoires pourraient être compromis en raison du conflit russo-ukrainien », ajoute-t-elle. « Ils abritaient probablement des agents pathogènes dangereux et étaient vulnérables aux menaces persistantes d'attaque, de saisie ou de destruction de la part de la Russie. » Trump a cessé leur financement public en mai 2025, selon la vidéo. Mais le mal est fait. « Nombre de ces laboratoires ont mené des recherches utilisant des agents pathogènes dangereux ou hautement contagieux », précise Gabbard. « Et dans certains cas, des recherches dangereuses sur le gain de fonction avec très peu de transparence et de contrôle. »

Le gain de fonction. Le terme est technique. Il désigne la capacité à rendre un virus plus transmissible, plus mortel, plus résistant. « On sait ce que ça veut dire », commente Ozon.

Silence radio dans les rédactions françaises

Et c'est là que le bât blesse. « Cette affaire est tue par les grands médias français », dénonce le présentateur de TV Liberté. « Elle n'a été évoquée ni par Le Monde, ni par BFMTV. » « Tous ces gens-là sont en rang d'oignon pour la fermer, ne rien dire, ne pas en parler, ne pas répercuter. »

Pourtant, la Russie et la Chine avaient déjà dénoncé ces laboratoires en 2022 et 2023. « Le ministre des affaires étrangères et le ministre de la guerre russes avaient fait des déclarations avec des documents très précis », rappelle Ozon. « Traités comme de la propagande de guerre ou des fake news par les médias occidentaux. » La Chine, elle, n'est pas en guerre. Elle n'a « pas l'intention de faire feu de tout bois ». En 2023, elle a confirmé les propos russes. « Il y avait des recherches sur les gains de fonction. » « Des recherches sur des armes ciblant des populations spécifiques », ajoute Ozon.

Un système de désinformation qui tient la route

« Dans quel monde on ne considère pas que c'est un problème énorme, phénoménal, urgent, massif ? » s'interroge l'analyste. La réponse est dans le silence des médias. « Vous avez tout le complexe médiatique de ces gens qui vous parlent de la régulation des propos, de la chasse contre les fake news », poursuit-il. « Tous ces gens-là sont en rang d'oignon pour ne pas en parler. » « Comme si l'information venait d'une puissance en guerre, d'un service de propagande ou d'un youtubeur. » Voilà. « Elle vient de la chef des services de renseignement américain. »

Les intérêts de l'Europe, toujours les mêmes

Pendant ce temps, l'Europe continue à financer la guerre. « Les élites européennes ont besoin de ce stress permanent, de ce feu toujours ravivé », explique Ozon. « Pour obtenir des transferts de souveraineté supplémentaires en direction de l'Union européenne. » « La guerre en Ukraine est devenue une source de financement énorme pour un certain nombre de gros intérêts. » Les camionnettes interceptées en Hongrie, chargées de lingots d'or et d'argent — « ce n'était pas simplement pour les Ukrainiens ». « On parle toujours de la corruption en Ukraine. Mais on ne parle jamais de ces trafics. »

La question qui reste

Alors, que faire ? « L'intérêt des Européens, c'est de ne pas avoir une inflation qui explose, une économie qui s'écroule, une désindustrialisation », rappelle Ozon. « C'est de ne pas avoir de crise migratoire, de pays déstabilisés sur le pourtour méditerranéen. » « On a besoin de paix, de stabilité, de coopération autour du bassin méditerranéen et au Moyen-Orient. » Mais pour cela, il faudrait « entendre les raisons des autres », « ne pas nier les contraintes de ceux qu'on nous présente comme des adversaires ». « On ne travaillera pas de façon efficace en niant les contraintes des gens. »

La question est posée. Les réponses, elles, restent enfouies dans les archives des services de renseignement américains — et dans le silence des médias français. Le dossier est loin d'être clos.

Sources : TV Liberté (émission Choc du monde), Financial Times, Axios, Inette (média israélien), Rossia 1, Bureau de Tulsi Gabbard sur X, déclarations des services de renseignement russes et chinois (2022-2023).

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

📬

Ne manquez aucun scandale

Recevez chaque matin les enquêtes que la France préfère oublier. Gratuit, sans spam.

Sur le même sujet