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Mossad, Iran, Houthis : les dessous du conflit qui implique aussi la France

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-07-17
Illustration: Mossad, Iran, Houthis : les dessous du conflit qui implique aussi la France
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La défense antiaérienne a retenti dans Téhéran. Pour la première fois depuis des mois, le bruit des bombes s’invite dans la capitale iranienne. Les États-Unis viennent de bombarder un navire iranien et plusieurs provinces du nord. Selon le Wall Street Journal, Washington n’exclut pas l’envoi de troupes au sol. Et dans l’ombre, une révélation : le Mossad aurait tenté de mettre au pouvoir l’ancien président Mahmoud Ahmadinejad.

« Nous allons détruire leurs centrales électriques »

Selon la source, Donald Trump a déclaré : « Nous allons détruire leurs centrales électriques, leurs ponts, à moins qu’ils négocient. » Les frappes, elles, se multiplient.

Depuis une semaine, les Américains ciblent des centres de commandement, des sites de défense aérienne. Cette nuit, un navire iranien a été touché dans le détroit d’Ormuz. Les Iraniens, en représailles, ont frappé des bases américaines en Jordanie, à Bahreïn et au Koweït.

« C’est comme ça que c’est vécu depuis Téhéran, depuis plus d’une semaine », raconte M. Pirzadeh, ancienne correspondante de France 24. « Pour la première fois, aujourd’hui, la défense antiaérienne a retenti dans la capitale iranienne. » Une chape de plomb. Les Iraniens pensaient le bruit des bombes derrière eux. Ils se retrouvent dans une guerre « plus inconnue et moins annoncée ».

Pourtant, des négociations étaient en cours. Un protocole d’accord avait été signé. Mais la guerre ne s’était jamais vraiment arrêtée. Les bombardements se concentraient dans le sud de l’Iran, jusqu’à la frontière irakienne. Aujourd’hui, ils touchent Téhéran. Une frappe a même visé un hôpital où des enfants étaient hospitalisés. Téhéran accuse Washington de crime de guerre.

Le plan secret du Mossad : remettre Ahmadinejad au pouvoir

Selon la presse américaine et israélienne, un plan secret du Mossad viserait à installer Mahmoud Ahmadinejad à la tête de l’Iran. L’ancien président, au pouvoir de 2005 à 2013, est un ultraconservateur. Il a instauré la police des mœurs. C’est sous sa présidence que Mahsa Amini a été tuée, rappelle M. Pirzadeh.

Ahmadinejad avait appelé à la destruction d’Israël. Il avait installé, sur la place de la Palestine à Téhéran, un compte à rebours pour la destruction de l’État hébreu. Un homme radical. Et pourtant, selon les sources citées dans l’émission, le Mossad aurait tenté de le remettre au pouvoir via des troupes kurdes.

« Plus on va chercher le plus insoupçonnable, mieux ça passe », commente M. Pirzadeh. Le plan aurait été conçu il y a trois mois. Il n’a été révélé que récemment. Les services israéliens auraient pénétré les plus hauts niveaux des Gardiens de la révolution iraniens. Preuve de leur infiltration : un agent du Mossad, adjoint du chef des renseignements des Gardiens, a été exécuté le mois dernier.

Mais le plan divise. Au sein même du Mossad, des voix se sont élevées. Ahmadinejad avait critiqué la brutalité de la répression après sa réélection frauduleuse de 2009 — une des pires répressions de l’histoire iranienne. Le régime l’avait alors écarté. Le remettre au pouvoir, c’était jouer avec le feu.

Khamenei est-il encore vivant ?

Le Guide suprême Ali Khamenei n’est pas apparu en public depuis des semaines. Ses déclarations sont lues par des présentateurs à la télévision d’État. Pas de vidéo. Pas de photo récente. Silence radio.

Selon une enquête de CNN, des journalistes ont analysé des images des obsèques de Khamenei. Sur les vidéos, on voit une silhouette masquée, protégée par des gardes du corps. Les trois quarts du visage sont cachés. Une étude morphologique a comparé cette silhouette à des images antérieures du Guide. Résultat : « C’est vraiment la silhouette de M. Khamenei », selon l’enquête de CNN, citée dans l’émission.

Mais les journalistes restent prudents. Impossible d’être sûr à 100 %. « Il semblerait qu’il soit totalement défiguré, a minima, et peut-être avec une jambe en moins », avance L. Menget, spécialiste des relations internationales. « Le temps d’avoir un visage présentable… »

M. Pirzadeh ajoute un détail troublant : « Le 28 février, il est avec son père, sa mère, sa sœur, sa femme et une partie de ses enfants, là où vivait le Guide suprême. Il est touché par les flammes. Il a perdu une grande partie de sa famille. » Une attaque ? Un accident ? Les détails restent flous. Mais le doute est permis.

La France en première ligne discrète

Selon L. Menget, les forces françaises de Djibouti sont très présentes dans la lutte contre les Houthis. « Des commandos marines ont réussi à intercepter des missiles houthis en vol, à la mitrailleuse. » Une armada internationale a été montée. La France y participe.

Le porte-avions Charles-de-Gaulle a été rapatrié. Mais quelques frégates sont restées dans la zone. « La communauté internationale est hors jeu et dans l’expectative, en particulier l’Europe », constate P. Allémonière, grand reporter.

Pourtant, la France a des intérêts stratégiques dans la région. Le détroit de Bab Al-Mandab, menacé par les Houthis, est un point de passage crucial pour le pétrole mondial. La Chine, elle, dispose d’une base militaire à Djibouti. Elle surveille le détroit pour protéger ses intérêts économiques.

Les Houthis, l’arme iranienne qui échappe à Téhéran

Selon la source, les Houthis sont proches de l’Iran. Mais ils ont une indépendance relative. Ils n’ont pas été pleinement mobilisés dans le conflit actuel. Pourtant, ils menacent de fermer le détroit de Bab Al-Mandab.

Selon la source, l’Arabie saoudite voit cette guerre comme une opportunité d’affaiblir son ennemi historique, la République islamique d’Iran. Elle a été frappée à plusieurs reprises par les Iraniens. Cette nuit, les Américains ont annoncé une vente d’armes à l’Arabie saoudite.

Mais les Saoudiens restent prudents. Ils attendent de voir qui va « tirer les marrons du feu », selon G. Lagane. La Chine et l’Arabie saoudite utilisent le Pakistan comme intermédiaire pour pousser à une résolution du conflit. Les Pakistanais et les Omanais sont à la manœuvre pour le dialogue. Mais on n’en connaît pas la nature.

Trump et Netanyahou : des relations tendues

Benjamin Netanyahou devait se rendre à Washington ce week-end. Pour rencontrer Donald Trump et parler des plans iraniens. Problème : Trump n’a pas encore donné de rendez-vous. Les relations ne sont pas au beau fixe.

« Trump n’a pas d’amis. Il n’a que ses intérêts », résume L. Menget. Netanyahou est en campagne électorale. Il sait qu’il ne va pas forcément gagner les prochaines élections. Il ménage ses intérêts à Tel-Aviv en parlant aux autres candidats.

Par ailleurs, une réunion se tient à Rome entre Israéliens et Libanais, sous supervision américaine. Les États-Unis demandent à Israël de se retirer de deux petits territoires au sud du Liban. Ces zones seraient reprises par l’armée libanaise. Objectif : renforcer l’armée libanaise face au Hezbollah. Le chef d’état-major israélien a dit non.

La guerre d’Ormuz, une guerre économique

Le détroit d’Ormuz est au cœur du conflit. Large de 55 kilomètres, il voit passer 20 % du pétrole mondial. Les Gardiens de la révolution le contrôlent. Ils savent que c’est leur assurance-vie. « En bloquant ce détroit, ils mettent le monde à plat », explique M. Pirzadeh.

Les Iraniens ont compris que c’était leur arme de destruction et de pression. Ça marche. Ils ont poussé le président de la première puissance économique mondiale à la table des négociations. Mais Trump a signé un mémorandum. Un signal. Tout le monde pouvait y lire ce qu’il voulait. Le premier point était inacceptable pour les Israéliens : la cessation des hostilités au Liban. Le deuxième point donnait un droit de regard aux Iraniens sur le détroit d’Ormuz.

Autour de Trump, on savait que ce n’était pas possible. Alors il a repris les frappes. Plus fort. « Augmenter les frappes, taper des infrastructures civiles, voire des troupes au sol », énumère P. Allémonière. Les militaires lui présentent ces solutions.

Et la population iranienne dans tout ça ?

Selon M. Pirzadeh, 80 % de la population iranienne souhaite un changement de régime. La situation économique est catastrophique : inflation galopante, monnaie dévaluée, la moitié du pays ne mange plus de viande. Les Iraniens sont terrorisés. Ils restent chez eux.

« Un changement de régime est voulu par 80 % de la population iranienne. Ça changerait totalement la face de cette région du monde », insiste-t-elle. Mais pour ça, il faudrait que les États-Unis acceptent d’envoyer des troupes au sol. Ce que Trump a toujours refusé.

« Tout changement de régime ne peut pas se faire sans troupes au sol », rappelle P. Allémonière. Toutes les interventions américaines — Vietnam, Irak, Afghanistan — ont été faites avec des troupes au sol. L’engagement de Trump, c’était « pas d’hommes au sol ». Les marines peuvent faire des opérations coup-de-poing. Mais pour l’instant, il n’en est pas question.

La montagne de la Pioche, fantasme nucléaire

Trump a évoqué la « montagne de la Pioche ». Un site secret où les Iraniens entreposeraient des centrifugeuses et des missiles. « C’est le mont Argos, une montagne de 1600 mètres de hauteur », précise L. Menget. « Les centrifugeuses seraient à 140 mètres sous le sol. Même les bombes américaines, les GBU-57, ne pourraient pas les atteindre. »

C’est l’un des seuls sites que l’AIEA n’a jamais visité. « Il y aurait des centrifugeuses, des missiles, des usines à missiles », ajoute P. Allémonière. Un endroit qui fait fantasmer le monde entier. « Les experts disent que s’il veut taper la montagne de la Pioche, on sait qu’on ne pourra pas atteindre le fond. » Dans un premier temps, on peut faire très mal sur les souterrains d’entrée et les puits d’aération.

Trump se réserve cette option. Pour l’instant, les frappes sont massives, mais concentrées sur le détroit d’Ormuz. Objectif : le débloquer. Après, personne ne sait s’il est capable de penser à après.

Les élections américaines en toile de fond

Selon la source, Trump s’apprête à prononcer un discours pour contester les résultats de l’élection de 2020 et jeter le doute sur les élections à venir.

Parallèlement, le Congrès discute d’une loi poussée par les républicains. Elle imposerait un vote avec pièce d’identité et réduirait fortement le vote par correspondance. « On vote sans pièce d’identité aux États-Unis, aujourd’hui », rappelle G. Lagane. Dans certains États, l’ensemble du vote se fait par correspondance. La loi pourrait priver des millions d’électeurs pauvres de leur droit de vote.

Pete Hegseth et la testostérone des soldats

Selon la source, le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a fait une déclaration surprenante. Il veut instaurer des tests de santé physique et de poids pour tous les soldats. Et mesurer leur taux de testostérone. « Il voudrait proposer des injections de testostérone supplémentaires pour les rendre plus forts et plus vaillants », rapporte L. Menget.

Une mesure qui s’inscrit dans une culture très masculiniste de l’armée américaine. « Il dit que l’armée, ce n’est pas fait pour avoir des femmes et des transgenres », résume le journaliste. La mesure est contestée au sein même de l’armée.

La Chine et l’Arabie saoudite, les grands absents

Selon la source, la Chine agit à bas bruit. Elle utilise le Pakistan comme intermédiaire. « La Chine et l’Arabie saoudite avancent avec le paravent pakistanais pour pousser à une résolution du conflit », explique P. Allémonière. La Chine a à y gagner à court terme. Mais il faut voir à long terme.

Selon la source, l’Arabie saoudite, elle, est ambivalente. Elle voit la guerre comme une opportunité d’affaiblir l’Iran. Mais elle a été frappée. Elle a dû détourner ses exportations. Elle attend de voir qui va gagner.

Les marchés, eux, restent dans l’expectative. Ils ne savent pas si c’est la guerre qui reprend ou la négociation. La Chine a publié des chiffres de croissance économique assez faibles. L’incertitude règne.

La France, entre présence discrète et rapatriement

Selon la source, les forces françaises de Djibouti sont en première ligne. Elles participent à la lutte contre les Houthis. Des commandos marines ont intercepté des missiles en vol. Mais le Charles-de-Gaulle a été rapatrié. Quelques frégates sont restées.

« La communauté internationale est hors jeu et dans l’expectative, en particulier l’Europe », constate P. Allémonière. La France semble vouloir éviter de s’engager trop avant. Mais sa présence à Djibouti est stratégique. Le détroit de Bab Al-Mandab est un point de passage crucial. La Chine y a une base. La France aussi.

Conclusion : une guerre sans fin ?

La guerre d’Ormuz n’est pas près de s’arrêter. Les frappes se multiplient. Les négociations continuent, mais dans le secret. Les Iraniens jouent avec les nerfs de Trump. Trump joue avec la peur des Iraniens. La population civile paie le prix fort.

Le plan du Mossad pour installer Ahmadinejad au pouvoir ajoute une couche de complexité. Si le régime iranien est infiltré à ce point, que peut-on encore croire ? La France, discrètement, est déjà dans le jeu. Mais personne ne sait où tout cela mène.

Une certitude : le détroit d’Ormuz est devenu le théâtre d’une guerre qui dépasse largement l’Iran et les États-Unis. La Chine, l’Arabie saoudite, la France, les Houthis, le Mossad — tous ont leurs intérêts. Et tous jouent leur partition.

Sources

  • C dans l’air (France 5), émission du 16 juillet 2026
  • Wall Street Journal, enquête sur l’envoi de troupes au sol et le plan du Mossad
  • CNN, enquête sur l’état de santé d’Ali Khamenei
  • France 24, documentaire « Iran, la révolte massacrée »
  • Fox News, déclarations de Donald Trump et Pete Hegseth
  • Déclarations de J.D. Vance et Pete Hegseth
  • Témoignages de contacts iraniens (M. Pirzadeh)
  • Annonce américaine de vente d’armes à l’Arabie saoudite

📰Source :youtube.com

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