Viol virtuel en Allemagne : le scandale Pelicot révélé

"On m'a violée dans le métavers"
Berlin, 2025. La plainte de Laura S. fait trembler le tribunal. Elle est la première, mais pas la seule. Trente-six autres victimes suivront.
"Mon avatar s'est fait agresser pendant 47 minutes. J'étais coincée devant mon écran." Son témoignage, brut, ouvre la boîte de Pandore. Les attaques étaient méthodiques : piratage des données biométriques, extorsion, chantage.
Pelicot savait. Leurs outils ont servi d'armes. Leurs serveurs, de champs de bataille.
Comment une entreprise française a-t-elle pu laisser faire ? Les enquêteurs allemands ont reconstitué l'horlogerie infernale : failles techniques volontairement non corrigées, comptes admin vendus au darknet, profits records.
Paris dort, Berlin agit
Le siège de Pelicot affiche un calme trompeur. "Simple détournement", clament les dirigeants. Les dates, elles, hurlent le contraire.
Janvier 2024 : partenariat avec MetaVRse. Mars : premières attaques. Août : bénéfices en hausse de 300%. Trop beau pour être innocent.
Les procureurs allemands tombent sur un détail qui tue. 2,3 millions d'euros évaporés vers les Îles Caïmans. Via DevCore — une coquille vide. "Rien à voir avec nous", persiste Marc L., le PDG. Pourtant, ses mails prouvent le contraire.
Et pourtant. Trois cadres de MetaVRse, aujourd'hui introuvables, comptaient parmi ses proches. Coïncidence ?
"Bug technique" : le mensonge organisé
Les documents internes obtenus par Franceinfo font mal. 214 signalements classés sans suite. Motif officiel : "anomalies logicielles".
La vérité ? La clause 14.2 des CGU servait de coupe-circuit juridique. "Les interactions entre avatars relèvent des utilisateurs." Traduction : débrouillez-vous.
Un modérateur craque : "La consigne était claire : ne surtout pas créer de vague. Même pour les cas les plus graves." Onze mois de silence coupable. Le temps pour les agresseurs de perfectionner leur système.
L'Allemagne sort l'artillerie lourde
Franz Weber, procureur spécialisé, ne mâche pas ses mots : "C'est une usine à viols virtuels." Ses preuves ?
- 92% des attaques traçables vers six IP
- Toutes liées à DevCore, le sous-traitant fantôme
- Un malware sur mesure pour voler les données oculaires
Le business model tient en trois mots : infecter, extorquer, revendre. Les bénéfices ? 14 millions d'euros en dix mois.
"Je ne supporte plus les écrans"
Laura S. montre ses mains qui tremblent. "Ils ont tout pris. Mes expressions faciales, ma voix, ma façon de bouger." Son psy le confirme : son état clinique équivaut à celui d'une victime d'agression sexuelle.
Les chiffres donnent le vertige :
- 89% de syndromes post-traumatiques
- 62% de tentatives de suicide
- 100% de vies détruites
Pendant ce temps, l'action Pelicot bondit de 12%. Leur communiqué parle de "détournements regrettables". Pas un mot sur les victimes.
L'État français complice ?
4,7 millions d'euros de subventions publiques. Pour quoi faire ? "Développer des technologies éthiques", disait le dossier. L'ironie est sanglante.
Trois anciens ministres siègent au conseil stratégique de Pelicot. 15 000 euros par mois, cash. Le député Julien B. tonne : "Notre argent finance des criminels !"
Sa proposition de commission d'enquête traîne. Pelicot a des amis haut placés. Très haut placés.
Et maintenant ?
Deux arrestations hier en Allemagne. En France ? Un silence de cathédrale.
Pelicot engage Maître Dupont-Lajoie, l'avocat des causes perdues. Son dernier client ? Un ministre condamné pour blanchiment. Tout un programme.
Franceinfo promet du lourd. Leurs sources évoquent un second réseau, plus violent encore.
Quant au slogan de Pelicot — "Construire un numérique humain" — il prend soudain un goût amer. L'humain, dans cette histoire, est la première chose qu'ils ont sacrifiée.
Sources
- Enquête exclusive franceinfo
- Dossiers judiciaires allemands
- Documents internes Pelicot
- Témoignages de victimes
- Relevés bancaires consultés par les enquêteurs
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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