Un octogénaire condamné pour avoir tiré sur son voisin près d'Agen

Accroche
« Je l’ai fait, d’accord. J’ai tiré mais j’étais chez moi. » Devant le tribunal correctionnel d’Agen, ces mots d’un octogénaire ont résonné comme un aveu. Une querelle de voisinage, banale en apparence, a viré au drame. L’homme a fait feu sur son voisin. Ce dernier a survécu de justesse.
Les faits
L’octogénaire a actionné son arme alors que son voisin était chez lui. « À 1 ou 2 centimètres près », selon les mots de la magistrate, l’issue aurait été tragique. La victime a eu la vie sauve. D’abord soupçonné de tentative de meurtre, l’homme a finalement été jugé pour violences avec arme.
« Je l’ai fait, d’accord. J’ai tiré mais j’étais chez moi. » Ces mots, prononcés à la barre, disent tout. Et pourtant.
Le contexte
Tout a commencé avec l’arrivée des parents de la victime à Bruch. Philippe Bellandi, l’avocat de la défense, parle d’un contexte rural où « prendre un fusil et tirer » semble presque attendu. « Banal dans un contexte de rudesse », avance-t-il. Mais est-ce une excuse ?
Le traitement judiciaire
Le tribunal correctionnel d’Agen a tranché. Après avoir envisagé une accusation de tentative de meurtre, les juges ont finalement retenu les violences avec arme. Les aveux de l’octogénaire ont pesé. Mais la gravité de l’acte aussi.
Philippe Bellandi a tenté de minimiser. « Banal », répète-t-il. Le tribunal n’a pas suivi. L’usage d’une arme à feu, même dans un conflit de voisinage, ne se justifie pas. Voilà.
📰Source :rss_article
Par la rédaction de Le Dossier
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