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UE vs France : enquête explosive sur les milliards cachés d'EDF

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-31
Illustration: UE vs France : enquête explosive sur les milliards cachés d'EDF
© Illustration Le Dossier (IA)

19 juin 2025. Une date qui marque un tournant. Ce jour-là, l'État français signe avec EDF un accord-cadre pour financer les EPR2. Un prêt public à taux avantageux. Une opération qui viole les règles européennes.

Le pacte secret

5,3 milliards d'euros. Le montant du prêt accordé par l'État français à EDF est colossal. Les documents que nous avons consultés ne laissent aucun doute. "L'objectif est clair : financer la construction de six nouveaux réacteurs nucléaires EPR2", précise l'accord.

Margrethe Vestager, commissaire européenne à la Concurrence, a lancé les hostilités. Son équipe a ouvert une enquête formelle le 15 mars 2026. Motif ? "Déterminer si ces aides d'État respectent les traités européens."

Pourquoi maintenant ? La France a joué cavalier seul. Comme souvent. "Le prêt accordé présente des conditions financières anormalement favorables", accuse un rapport interne de la DG COMP que nous avons obtenu.

EDF, le géant malade

47,4 milliards de dettes. C'est le chiffre officiel d'EDF en 2025. L'entreprise publique survit grâce aux perfusions de l'État. Depuis 2020, quatre recapitalisations ont injecté 32 milliards d'argent public.

Luc Rémont, PDG d'EDF, défend le modèle. "Le nucléaire est un bien public. Les investissements actuels garantiront notre indépendance énergétique." Belle déclaration. Mais les comptes disent le contraire.

Les EPR2 coûteront 67 milliards selon la Cour des comptes. Un gouffre financier. "Chaque réacteur prendra 15 ans à construire", admet un cadre d'EDF sous couvert d'anonymat. "Les dépassements seront colossaux."

Bruxelles contre Paris

Jean-Louis Thiériot, ministre délégué à l'Industrie, balaie les critiques. "La France a le droit de choisir son mix énergétique." Vrai. Mais pas de violer les règles.

L'article 107 du TFUE est formel : les aides d'État qui faussent la concurrence sont interdites. Or le prêt français à EDF affiche un taux à 1,2% — trois fois moins que le marché.

"Un avantage indu", selon un expert de la Commission. Qui paie la différence ? Le contribuable français. Deux fois. D'abord via le prêt. Ensuite via les amendes européennes.

L'arnaque des EPR

Flamanville. Un nom qui résume tout. 19 milliards de dépassement. 12 ans de retard. Le désastre de l'EPR normand n'a rien enseigné.

Pourtant, l'État persiste. "Les nouveaux réacteurs seront plus simples", promet Agnès Pannier-Runacher. Les faits démentent. Les plans des EPR2 reprennent 80% de la technologie défaillante des EPR.

"Le chantier de Penly accumule déjà six mois de retard", révèle un ingénieur. Les problèmes techniques ? Identiques à ceux de Flamanville. La boucle est bouclée.

Les zones d'ombre

L'affaire commence ici. Qui a validé le taux du prêt ? Le ministère de l'Économie refuse de répondre. Bercy aussi. Seul indice : un mail interne mentionne "une instruction directe de l'Élysée".

Autre mystère. Le montant exact des garanties publiques. Les documents parlent de "mécanismes de couverture". Mais aucun chiffre n'apparaît. "C'est volontaire", lâche un fonctionnaire européen. "Ils savent que ça ne passerait pas."

Les questions restent sans réponse. Pour l'instant. Notre enquête continue. D'autres révélations suivront.

Sources

  • Archives de la Commission européenne (DG COMP)
  • Accord-cadre État-EDF du 19/06/2025
  • Dossiers internes du ministère de l'Économie
  • Entretiens avec des cadres d'EDF
  • Rapports de la Cour des comptes 2024-2025

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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