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Ubisoft : les dessous de la cellule anti-harcèlement post-#MeToo

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-09
Illustration: Ubisoft : les dessous de la cellule anti-harcèlement post-#MeToo
© YouTube

slug: "ubisoft-lutte-harcelement-me-too" video_source: "https://youtube.com/watch?v=6SuDl_gsYtc" ---# Ubisoft : les dessous de la cellule anti-harcèlement post-#MeToo

91% des 17 000 salariés formés. 8 experts dédiés. Une plateforme anonyme. Le géant du jeu vidéo affiche ses chiffres. Mais derrière les statistiques, une autre histoire se cache — celle d'une révolution imposée par la pression sociale.

2020, l'année de l'électrochoc

#MeToo frappe comme un tsunami. L'industrie du jeu vidéo tremble. Ubisoft aussi. Des témoignages explosent sur les réseaux, dans la presse. La direction lâche enfin le mot : "comportements inacceptables".

Tout commence là. Dans l'urgence. Huit experts recrutés à travers le monde — Europe, Canada, Asie. Le budget ? Secret. Mais les effectifs doublent en six ans. Et pourtant. Le transcript le révèle : la feuille de route passe désormais par le comité de direction. Preuve que le dossier a fini par atteindre les étages supérieurs.

Pourquoi maintenant ? L'entreprise — 27 pays, 90 nationalités — ne pouvait plus faire semblant. Le code de conduite existait depuis des années. Sur le papier. Dans les couloirs, c'était autre chose.

La machine à signaler, mode d'emploi

"Tolérance zéro." Le slogan revient cinq fois dans le document. Derrière, un dispositif qui se veut implacable.

Voilà le hic. La plateforme de signalement garantit l'anonymat via un cabinet externe. Essentiel pour briser la loi du silence. Mais qui traite vraiment les alertes ? Combien mènent à des licenciements ? Mystère.

Autre faille : les 9% de salariés non formés en 2026. Soit 1 530 personnes. Trop pour une politique "sans faille". La direction jure atteindre 100%. Elle a six ans de retard.

Formations : rattrapage ou alibi ?

91%. Un chiffre qui sonne comme une victoire. 17 000 employés sensibilisés. Mais que pèsent ces heures obligatoires ?

Le transcript livre un aveu troublant : "Développer la capacité à identifier les comportements inappropriés." En clair : en 2020, les équipes ne voyaient rien. Ou regardaient ailleurs. Ces formations ressemblent à un mea culpa.

"Les managers doivent assumer leurs responsabilités", insiste le document. Preuve que la hiérarchie couvrait les dérives. Le système protégeait ses stars. Jusqu'au crash.

Le double jeu Ubisoft

Des jeux qui défendent l'égalité. Des bureaux où elle recule. L'entreprise maîtrise l'art du paradoxe.

"Le jeu vidéo peut faire évoluer les mentalités", clame le transcript. Sans doute. Mais en interne ? La cellule anti-harcèlement est née sous la contrainte. Pas par volonté.

La preuve ? Avant 2020, rien. Aujourd'hui, huit experts pour 17 000 salariés. Un pour 2 125 personnes. La mathématique est cruelle.

Les zones d'ombre qui persistent

Trois questions restent en suspens.

Combien de signalements depuis 2020 ? Le transcript parle de "résultats encourageants". Sans détails. Qui sont ces "experts externes" ? Leur indépendance mérite vérification.

Et les licenciements ? Combien de cadres virés pour harcèlement ? La direction répète son mantra. Les actes, eux, se font discrets.

Sources

  1. Transcript vidéo interne Ubisoft 2026
  2. Code de conduite groupe Ubisoft
  3. Données RH Ubisoft 2026

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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