Total, Shell et Sonangol accusées de ravager l'Irak avec leurs pratiques polluantes

slug: "total-shell-sonangol-pollution-irak" video_source: "https://youtube.com/watch?v=LYK709Xm1yY" ---# Total, Shell et Sonangol accusées de ravager l'Irak avec leurs pratiques polluantes
L'or noir enrichit les multinationales. Mais en Irak, il tue. Pollution de l'air, eaux souillées, cancers en série : Total, Shell et Sonangol laissent derrière eux un paysage toxique. Et des vies brisées.
Keyara, ou l'étouffement programmé
Keyara, nord de l'Irak. Son nom signifie "champ de goudron". La réalité dépasse la sinistre poésie. Ici, le pétrole suinte du sol comme une plaie ouverte. "Les buffles s'enlisent dans les nappes. On essaie de les sauver... mais la plupart meurent", raconte Khalid, 22 ans, les mains striées de cicatrices.
Tout a basculé dans les années 2010. Le ministère irakien du pétrole ouvre grand les vannes. Total, Shell et Sonangol débarquent. La production grimpe en flèche — la pollution aussi.
Derrière les checkpoints de Sonangol, à deux pas de la ville, le torchage brûle jour et nuit. Cette pratique archaïque ? Brûler les gaz d'extraction faute de les traiter. Résultat : un cocktail toxique qui ronge les poumons. Asthme. Cancers. Bébés qui naissent trop tôt.
L'Irak est le troisième pays au monde pour le torchage. Pourtant, la solution existe. "Ce gaz pourrait être valorisé, exporté même", soupire Jasim, ex-fonctionnaire du ministère des ressources hydriques. Mais qui investirait ?
Les marais de Mésopotamie : une agonie silencieuse
Ils ont vu naître l'écriture. Aujourd'hui, les marais irakiens — patrimoine mondial depuis 2016 — se meurent. Jasim y est né. "La terre craquelle. Les buffles n'ont plus où boire."
Double peine : les barrages turcs et iraniens étranglent le Tigre et l'Euphrate. Pendant ce temps, l'industrie pétrolière pompe l'eau sans compter. "95% des poissons ont disparu." Une culture millénaire s'éteint. Et personne ne semble s'en soucier.
Génération sacrifiée
À Keyara, les jeunes étouffent. Littéralement. "30% de chômage chez nous", lance Khalid. Les plus chanceux rêvent d'exil. Les autres toussent.
L'hôpital local croule sous les cas de pneumopathie chimique. "Nous manquons de tout", confie le Dr Nouri Alhamed. Quant aux militants comme Salman, ami de Khalid, ils finissent torturés ou en exil.
Et pourtant. Khalid organise une maigre manifestation. Vingt personnes maxi, sous l'œil des milices. Une victoire minuscule en émerge : une station d'épuration. Une goutte d'eau dans un océan de pétrole.
L'impunité, arme absolue des multinationales
- C'est la date magique promise par Bagdad pour stopper le torchage. Personne n'y croit. "Les politiques regardent ailleurs", crache Jasim.
Les contrats pétroliers ? Aucune clause environnementale. Les profits ? Exportés. Les dégâts ? Restent sur place. "Il faut agir maintenant", insiste le Dr Alhamed. Mais les oreilles des géants du pétrole semblent sourdes. Comme leurs pipelines.
question: "Quelle organisation est citée comme source dans l'article ?" options:
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question: "Quel est le nom d'un des témoins cités dans l'article ?" options:
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dossier_id: "pollution-mortelle-irak-total-shell-sonangol-crimes-environnementaux" dossier_name: "Pollution mortelle en Irak : Total, Shell et Sonangol accusés de crimes environnementaux" episode: 2
Sources :
- UNESCO
- Organisation internationale pour les migrations
- Agence spatiale européenne
- Témoignages de Khalid, Jasim et Nouri Alhamed
- Site internet de Sonangol
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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