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Tanzanie : le régime blanchi dans un rapport contesté

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-24
Illustration: Tanzanie : le régime blanchi dans un rapport contesté
© YouTube

518 morts. Trois chiffres qui résument six mois de terreur. Le gouvernement tanzanien clame avoir tourné la page des violences post-électorales de 2020. Mais dans les ruelles de Dar es Salam, personne n'y croit. Les ONG parlent de fosses communes. L'opposition hurle au mensonge d'État.

Quand les chiffres mentent

  1. C'est officiel. La commission gouvernementale a compté les corps : 490 hommes, 28 femmes. Des morts violentes, dit le rapport. Des "individus entraînés" seraient responsables. Les forces de sécurité ? Blanches comme neige.

Pourtant. Les Nations Unies évoquent 700 victimes. Les ONG locales montrent des photos de charniers. "Mascarade !" tonne un opposant en arrachant le document. Les preuves s'accumulent — mais aucune enquête sur les fosses communes n'a été ordonnée.

La commission ? Nommée par le pouvoir. Ses conclusions ? Écrites d'avance. Dans les villages, les témoins désignent pourtant les mêmes coupables : policiers et militaires. Leurs noms circulent sous le manteau.

Samia Hassan, ou l'art de l'esquive

"Je ne m'attendais pas à ça." La phrase de la présidente Samia Hassan sonne comme une mauvaise excuse. Réélue avec 98% des voix en 2020 (oui, vous avez bien lu), elle a mis six mois à réagir. Six mois pendant lesquels les preuves ont disparu.

Les ONG ont documenté 127 disparitions forcées. Résultat ? Pas une inculpation. Pas un procès. Juste ce rapport qui sent la poudre froide et le mensonge tiède.

—chiffre qui tue— : 98%. Le score électoral de Samia Hassan. Un record mondial... de crédibilité nulle.

Médias sous les verrous

Mourad Zédi respire l'air vicié d'une cellule. 3 ans et demi de prison pour "blanchiment d'argent". Son vrai crime ? Avoir filmé des militaires traînant des corps. "Le climat est irrespirable", chuchote un confrère avant de raccrocher.

Elfrat, éditeur d'Inkifada, va comparaître le 11 mai 2026. Motif : dissolution pure et simple. Le régime nettoie. Méthodiquement.

Les charniers de la honte

Ils savent. Dans les ministères, on connaît l'emplacement des fosses communes. Les villageois ont vu. Les ONG ont cartographié. Mais le rapport ? Muet comme une tombe.

Pourquoi ? Parce qu'un charnier, ça se compte. Ça s'exhume. Ça accuse. Alors on enterre aussi la vérité.

L'opposition muselée

"C'est une insulte." Le leader de l'opposition crache ses mots avant de disparaître dans un taxi. Ses meetings sont interdits. Ses militants, traqués. La stratégie est simple : étouffer toute voix dissonante.

Les preuves crèvent les yeux. Les bourreaux marchent librement dans les rues. Le monde regarde ailleurs.

Épilogue : les morts sans nom

518 ? Un mensonge en trois chiffres. La vérité est ailleurs — sous la terre rouge de Tanzanie, là où gisent les disparus.

Samia Hassan serre les dents. Les journalistes croupissent en prison. Les ONG se terrent. Mais les fosses communes, elles, ne mentent jamais.

Sources :

  • Commission d'enquête gouvernementale
  • Nations Unies
  • ONG tanzaniennes

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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