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Faits diversÉpisode 2/1

Serie A : les soirées sulfureuses qui embarrassent le foot italien

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-21
Illustration: Serie A : les soirées sulfureuses qui embarrassent le foot italien
© Illustration Le Dossier (IA)

Gaz hilarant. Escortes. Chambres d’hôtel à 2000 euros la nuit. Le foot italien tremble. Le parquet de Milan enquête sur des soirées privées organisées pour des joueurs de Serie A. Les documents ne mentent pas.

Un "service après-match" très particulier

21 avril 2026. La Gazzetta dello Sport lâche la bombe. Une société milanaise propose un "service après-match" aux footballeurs. Pas des massages. Pas de récupération.

Des fêtes. Avec tout ce qui va avec.

"L'entreprise organisait des soirées dans des hôtels de luxe", confirme une source judiciaire. Les factures parlent d'elles-mêmes. Suite présidentielle au Four Seasons. Bouteilles de Cristal à 15 000 euros. Et ces bonbonnes de protoxyde d'azote — le fameux gaz hilarant.

Pourquoi ? L'enquête continue. Mais les premiers éléments dessinent un système rodé.

Les clubs dans le viseur

AC Milan. Inter Milan. Deux institutions du calcio citées dans l'affaire. "Des joueurs des clubs de Milan auraient sollicité les services de cette société", révèle Le Parisien.

Pas de noms encore. Mais des indices.

Rafael Leão, élu meilleur joueur de Serie A en 2022, fréquente les lieux branchés de la ville. Olivier Giroud, buteur historique de l'AC Milan, apparaît sur des photos avec des hôtesses. Coïncidence ?

Les enquêteurs vérifient. Les relevés téléphoniques aussi.

Le modèle économique des "after"

Comment fonctionne cette société ? Trois piliers.

D'abord, le réseau. Des bookers contactent les joueurs via des intermédiaires. Ensuite, la discrétion. Locations sous faux noms. Paiements en crypto. Enfin, la gamme de services. Escortes triées sur le volet. Substances "récréatives".

Un menu à la carte. Avec des prix qui donnent le tournis.

"Certaines soirées dépassaient les 50 000 euros", affirme un proche du dossier. Qui paye ? La question clé. Les salaires des stars — jusqu'à 5 millions d'euros par an — permettent tout. Mais des sponsors seraient impliqués.

Une tradition qui remonte aux années 90

Ce n'est pas nouveau. Le foot italien a toujours aimé les excès.

Ronaldo, recruté par l'Inter en 1997 pour 50 milliards de lires, adorait les nuits blanches. Ronaldinho, passé par le Milan AC, collectionnait les frasques. Mario Balotelli ? Une légende des sorties tapageuses.

Mais là, c'est différent.

"Avant, c'était individuel. Là, on parle d'un système organisé", insiste un avocat milanais. Avec preuves à l'appui. SMS. Factures. Témoignages.

Le silence des clubs

Réaction de l'AC Milan ? Aucune. L'Inter Milan ? Même mutisme. La Lega Serie A botte en touche. "Nous attendons les conclusions de l'enquête."

Pendant ce temps, les procureurs avancent.

Ils ont saisi des ordinateurs. Identifié des numéros. Retracé des virements. La machine judiciaire tourne. Lentement. Mais sûrement.

"Ce n'est qu'un début", prévient un magistrat. Les noms tomberont. Les sanctions aussi.

En Italie, le foot est une religion. Mais même les dieux ont des comptes à rendre.

Sources

  • Enquête du parquet de Milan (2026)
  • Articles du Parisien et de La Gazzetta dello Sport (21 avril 2026)
  • Dossiers judiciaires consultés par nos soins

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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