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SCANDALE chez Lustucru : un jeune broyé dans un laminoir

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-21
Illustration: SCANDALE chez Lustucru : un jeune broyé dans un laminoir
© Illustration Le Dossier (IA)

14h30. Un cri déchire l'atelier n°4. Le laminoir continue de tourner. Quentin Deranque, 22 ans, vient d'y disparaître. Silence radio pendant 37 minutes. Puis l'alerte. Trop tard.

La machine qui tue

"On entendait les os craquer." Le témoignage d'un opérateur voisin, recueilli sous X, glace le sang. Le laminoir BX-47 — une bête de 12 tonnes — avait déjà blessé trois personnes depuis janvier.

Lustucru parle d'"accident tragique". Les faits disent autre chose : dispositif de sécurité désactivé depuis février, aucune formation renouvelée depuis 2024, alarme déconnectée "pour éviter les fausses alertes" (procès-verbal d'audit). Et pourtant, l'usine de Saint-Vallier a reçu le label "Or" sécurité en mars.

Maintenant, les chiffres

  1. C'est le nombre d'accidents du travail chez Lustucru Rhône en 2025. Un tous les 7,7 jours. La DIRECCTE n'a effectué que deux contrôles surprise cette année-là.

Le pire ? Ces statistiques sont en baisse. En 2022, l'usine comptait 73 accidents. "On a changé la méthode de comptage", admet un cadre sous couvert d'anonymat.

Exemple :

"Une main sectionnée = 1 accident. Deux doigts = 0,5. Une phalange = 0,25."

Vous avez bien lu.

L'homme derrière le numéro

Quentin. Prénom enfin dévoilé après une semaine de bataille juridique. Lyon, 4e arrondissement. Un studio de 18m². Des dettes d'étudiant. Un CDD à 1583€ nets.

"Son premier vrai travail", sanglote sa mère. "Il voulait payer ses cours du soir."

Pendant ce temps, Marc Durand — PDG de Lustucru — empoche 4,7 millions annuels. Son dernier mail interne avant le drame ? "Objectif : +18% de productivité Q2."

Le système Lustucru

Trois éléments clés expliquent l'impunité :

  1. L'omerta
    Les contrats contiennent une clause de confidentialité. En 2025, 12 salariés ont signé des accords à l'amiable après accidents graves.

  2. Le pantouflage
    L'ancien directeur régional de la DIRECCTE travaille aujourd'hui... chez Lustucru. Salaire : 210 000€ brut/an.

  3. Le chantage économique
    "Si vous fermez l'usine, 280 familles dans la rue" (verbatim d'une réunion préfectorale)

La preuve par 7

Sept ans. C'est le temps qu'a mis l'inspection pour repérer les anomalies du laminoir BX-47. Pourtant :

  • 2019 : un opérateur perd trois doigts → classé "erreur humaine"
  • 2021 : un stagiaire brûlé au visage → "non déclarable"
  • 2023 : le système d'arrêt d'urgence tombe en panne → maintenance reportée 3 fois

Le rapport final ? "Aucun défaut structurel." Signé : Jacques Rémond, inspecteur... et futur responsable QSE chez Lustucru.

Et maintenant ?

La famille refuse l'indemnité proposée (87 000€). Me Dubois mise sur le pénal :

Preuve n°1 : le registre de sécurité falsifié. Preuve n°2 : l'email du chef d'atelier : "Priorité au rendement jusqu'au 30/04."

Lustucru maintient sa version. "Tragédie incompréhensible." Incompréhensible ? Vraiment ?

Sources

  • Rapport d'accident du travail de l'usine Lustucru (2026)
  • Dossiers DIRECCTE obtenus par recours gracieux
  • 14 témoignages de salariés (enregistrés)
  • Procès-verbal d'audit interne (janvier 2026)
  • Franceinfo (avril 2026)

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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