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EnvironnementÉpisode 5/15

SCANDALE ENVIRONNEMENTAL : DÉCHETS TOXIQUES, NUCLÉAIRES ET CO2 ENFOUIS AU PRIX DE LA SANTÉ PUBLIQUE

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-31
Illustration: SCANDALE ENVIRONNEMENTAL : DÉCHETS TOXIQUES, NUCLÉAIRES ET CO2 ENFOUIS AU PRIX DE LA SANTÉ PUBLIQUE
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Stocamine : une bombe à retardement sous l'Alsace

Le 10 février 1999. Un semi-remorque déverse 20 tonnes de déchets toxiques dans les galeries de Wittelsheim. Promesse : une réversibilité de 30 ans. En cas de problème, les déchets seront remontés. La loi de 1992 le garantit.

Trois ans plus tard, le 9 septembre 2002. Un incendie ravage les galeries. Les déchets calcinés deviennent irrécupérables. Pourtant, l'État français poursuit. 42 000 tonnes enfouies à 500 mètres sous terre. Exactement sous la nappe phréatique d'Alsace — la plus grande réserve d'eau potable d'Europe occidentale. Six millions de personnes en dépendent.

  1. Le gouvernement décide : les déchets resteront sous terre. "On nous a promis la réversibilité. Maintenant, ils font le contraire", dénonce un ancien maire. Les bouchons en béton censés protéger la nappe sont déjà fragilisés. Les cuvelages, ces anneaux de fonte qui empêchent l'eau de s'infiltrer, sont au bord de la rupture. "Ils vont casser dans les 10 à 20 prochaines années", prévient un expert.

Le scénario catastrophe ? L'eau noie les galeries. Les déchets toxiques contaminent la nappe. Six millions de personnes privées d'eau potable. Pourquoi le gouvernement a-t-il pris ce risque ? Les études scientifiques étaient-elles erronées ? Ou falsifiées ?

Les mensonges scientifiques de Stocamine

"La mine est stable pendant 10 000 ans". C'est ce qu'affirme l'École des Mines de Paris dans une étude citée par Stocamine. Les élus locaux se méfient. Ils demandent des garanties. La loi de 1992 instaure une réversibilité de 30 ans. Mais en pratique, cette promesse est impossible à tenir.

2014-2017. Opération de déstockage partiel. Seuls 6% des déchets sont remontés. Pourtant, c'est le moment idéal pour tout sortir. Les galeries étaient accessibles. Les déchets déjà déplacés. Pourquoi le gouvernement a-t-il arrêté là ?

  1. Nouveau coup de massue. Le gouvernement décide de confiner les déchets définitivement. Les bouchons en béton deviennent la seule barrière entre les toxiques et l'eau potable. Mais ces bouchons sont-ils vraiment étanches ? L'INERIS assure que oui. Mais une étude de Linéris utilisait des données erronées. Les scientifiques ont pris en compte une épaisseur de cuvelage de 4,5 cm — comme en 1915. Pas de 2 cm — comme aujourd'hui.

"Je me suis dit, je dois mal lire", raconte un ingénieur à la retraite. "C'est grave. Cette erreur valide les décisions de confinement." Sabine Rexer, sénatrice du Haut-Rhin, interpelle le ministre de l'Environnement. Pas de réponse satisfaisante. La corrosion des cuvelages a été ignorée dans les calculs. Pourquoi ?

Northern Lights : le CO2 enfoui sous la mer du Nord

Norvège, 2023. Une tour de 100 mètres de haut aspire le CO2 des cheminées d'usines. Objectif : injecter le gaz à 2 600 mètres sous la mer du Nord. Projet Northern Lights. Budget : 3 milliards d'euros. Dont 2 milliards de fonds publics. Total, Shell et Équinor sont aux commandes.

Promesse : une solution miracle pour le climat. Mais est-ce vraiment efficace ? Pour chaque tonne de CO2 enfouie, combien s'échappe ? Les pétroliers assurent : "Nous sommes super safe." Mais qui vérifie ? Les données sont opaques. Les risques ? Fuites dans les failles de la roche. Défaillances des puits d'injection. Et si le CO2 remonte, qui sera informé ?

Le projet Northern Lights est-il vraiment une solution pour le climat ? Ou un moyen pour les pétroliers de continuer à polluer ? Ils vendent les carburants qui émettent du CO2. Puis ils stockent ce CO2. Un doublé gagnant. Mais pour la planète, les bénéfices sont discutables. Ces milliards auraient-ils été mieux investis dans des solutions plus simples ? Pompes à chaleur. Pistes cyclables. Isolation des maisons.

Posiva : les déchets nucléaires enfouis en Finlande

Finlande, 2025. Les déchets nucléaires sont enfouis dans un sarcophage à plusieurs milliards d'euros. Projet Posiva. Le site d'Onkalo est présenté comme une prouesse technologique. Mais est-il vraiment sûr ? Des scientifiques mettent en doute la résistance des cylindres en cuivre. Les tests de corrosion sont inquiétants.

En Belgique, un autre projet fait rêver. Le projet Mira vise à réduire la radiotoxicité des déchets nucléaires. Budget : 3,5 milliards d'euros. Objectif : passer de 300 000 ans à 300 ans. Mais cette technologie est-elle vraiment au point ? Ou un nouvel exemple de techno-solutionnisme ?

Une alternative : recycler le CO2 plutôt que l'enterrer

Paris, 2023. Une jeune polytechnicienne développe un électrolyseur pour convertir le CO2 en éthylène. Objectif : transformer le carbone en ressource. Sarah Lamrani, 31 ans, est soutenue par Bill Gates. Son invention pourrait réduire les émissions mondiales de CO2 de 1 à 2 %. Mais attention : l'éthylène sert à fabriquer du plastique. Si ce plastique est à usage unique, le bénéfice climatique serait annulé.

Le recyclage du CO2 est-il une solution ? Ou un moyen de continuer à polluer sans remettre en cause notre mode de vie ? Les générations futures poseront les mêmes questions. Comment avons-nous pu laisser une telle quantité de déchets toxiques ? Pourquoi n'avez-vous pas réagi plus tôt ?

Conclusion

Stocamine, Northern Lights, Posiva : ces projets d'enfouissement sont-ils vraiment des solutions ? Ou des bombes à retardement ? Pourquoi les gouvernements prennent-ils de tels risques avec la santé publique ? Les générations futures jugeront. Et elles n'auront pas de mots assez durs.

📰Source :youtube.com

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