Sarah Knafo dévoile son plan choc pour Paris

Le meeting qui a changé la donne
4 000 personnes. Lundi soir, au Dôme de Paris, Sarah Knafo a rempli la salle. Un record pour les élections municipales. "C’est le plus grand meeting de toute cette élection municipale", reconnaît Pascal Pro sur France Inter. Emmanuel Grégoire, Sophia Chikirou, Manon Aubri : tous refusent désormais de débattre avec elle. Pourquoi ? Elle dérange. Elle monte. De 3 % à 13,5 % en quelques mois. Une dynamique qui inquiète.
Olivier Ubeda, le "chaman" de la campagne, a orchestré un show bien huilé. Une terrasse de bistro, un lampadaire, une poubelle parisienne : la scénographie ressemblait à une carte postale de la capitale. "On voulait représenter le Paris qu’on aime, celui qu’on a aimé et celui qu’on veut aimer demain", explique Hiller Bouillet, candidat dans le 6e arrondissement. Un Paris propre. Un Paris sûr. Un Paris où il fait bon vivre. Un Paris que la gauche, selon Knafo, a laissé tomber.
Sécurité : 8 000 policiers municipaux et des feux tricolores intelligents
"Paris est devenue une ville sale, dangereuse." Le diagnostic de Sarah Knafo est sans appel. Pickpockets, agressions sexuelles, faux mineurs isolés : l’insécurité est l’un des angles majeurs de sa campagne. Sa solution ? 8 000 policiers municipaux supplémentaires, armés et formés. "Aujourd’hui, les policiers municipaux sont désarmés face aux délinquants", déplore-t-elle. Une critique directe à Emmanuel Grégoire, qui considère que la police municipale est là pour mettre des PV, pas pour arrêter les criminels.
Mais Knafo ne s’arrête pas là. Elle propose d’intégrer l’intelligence artificielle dans les feux tricolores pour fluidifier la circulation. "Ça libère des policiers qui n’ont plus à faire ces missions de circulation", explique-t-elle. Des policiers qui pourraient alors être redéployés sur le terrain. Une mesure concrète, chiffrée, qui fait mouche. "On ne peut pas vivre dans un pays où les gens ont peur de prendre les transports en commun", ajoute Édouard de la Cocarde, un proche de Knafo.
La dette parisienne : un "héritage de 25 ans de socialisme"
"Sarah Knafo veut rendre leur argent aux Parisiens." Le message est clair. La candidate promet de diviser la taxe foncière par deux et de mettre fin à la dette parisienne, qu’elle attribue à "25 ans de socialisme". Elle critique notamment les subventions de la mairie de Paris, souvent accordées à des associations proches de la gauche. "Les Parisiens ne veulent pas subventionner des séances de sport pour les LGBT seniors", lance-t-elle, provocatrice.
Son programme de 130 pages est sourcé, chiffré, détaillé. Une arme de campagne massive. "Pour chaque problème à Paris, on a une solution", assure-t-elle. Et ça marche. Dans les sondages, elle dépasse Emmanuel Grégoire et Sophia Chikirou auprès des Parisiens les plus modestes. "Ces Parisiens qui ont été oubliés par le socialisme", précise Hiller Bouillet. Une base électorale qui pourrait faire basculer la ville.
Manon Aubri contre Sarah Knafo : la bataille des mots
"Sarah Knafo veut une ville haineuse." Manon Aubri, figure de la France insoumise, ne mâche pas ses mots. Dans une vidéo, elle accuse Knafo de promouvoir "la haine des droits des femmes, la haine des migrants et des réfugiés". Des accusations que la campagne de Knafo balaie d’un revers de main. "L’extrait de Manon Aubri parle de lui-même", répond Édouard de la Cocarde. Hier soir, on a vu des sourires, des gens heureux, des gens pleins d’espoir. À côté de ça, on a une France insoumise qui tombe toujours plus bas.
La guerre des mots fait rage. Mais pour Knafo, l’objectif est clair : l’union des droites. "Si je suis première au premier tour, je tendrai la main à toutes les autres listes de droite", promet-elle. Une stratégie qui pourrait bien porter ses fruits. Avec 13,5 % dans les sondages, elle est en passe de se qualifier pour le second tour. Et si elle y parvient, Paris pourrait bien basculer à droite pour la première fois depuis 25 ans.
Une campagne positive dans un Paris déprimé
"Une ville heureuse." Le slogan de Sarah Knafo résume sa stratégie : positivité, solutions concrètes, programme détaillé. Une approche qui contraste avec le discours catastrophiste de ses adversaires. "On a des solutions pour chaque problème", explique-t-elle. Propreté, sécurité, fiscalité : chaque mesure est chiffrée, sourcée, argumentée. Une campagne qui ressemble à un projet de société, pas à une simple liste de promesses.
Et ça marche. Dans les rues de Paris, les militants de Knafo sont partout. "On voit des écharpes jaunes à chaque coin de rue", raconte Hiller Bouillet. Une mobilisation impressionnante pour une candidate de la droite nationale dans une ville réputée de gauche. "Les Parisiens ont essayé la gauche, ils ont essayé la droite. Aujourd’hui, ils veulent du concret", ajoute Édouard de la Cocarde.
Le pari de Sarah Knafo est audacieux. Mais il pourrait bien réussir. Avec 4 000 personnes à son meeting et 13,5 % dans les sondages, elle a déjà réussi à bousculer l’échiquier politique parisien. Reste à savoir si elle parviendra à faire basculer la ville. Une chose est sûre : Paris n’a pas fini d’entendre parler d’elle.
Par la rédaction de Le Dossier


