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Politique

EXCLUSIF : La gauche unie dévoile son plan CHOC contre la crise du logement à Paris

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-14
Illustration: EXCLUSIF : La gauche unie dévoile son plan CHOC contre la crise du logement à Paris
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La crise du logement à Paris : des chiffres qui frappent

290 000 ménages en attente. 9 000 logements sociaux attribués en 2024. 180 000 logements locatifs privés disparus entre 1982 et 2021. Les chiffres sont implacables.

Paris étouffe. La capitale française, symbole de prestige et de culture, est devenue une chasse gardée pour les plus fortunés. Les classes moyennes et populaires sont poussées hors des murs. "Le logement, c'est la crise de la vie tout court", lâche Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie.

Depuis 2001, la gauche a produit 130 000 logements sociaux à Paris. Un effort unique au monde. Mais insuffisant. Le taux SRU a été doublé pour atteindre 25 %. Et pourtant, la pénurie persiste.

Pourquoi ? Le marché privé est devenu une machine à exclure. Entre meublés touristiques, résidences secondaires et logements vacants, 300 000 biens sont inoccupés. "Des gens tellement riches qu'ils ne se préoccupent pas de savoir s'il y a des gens dedans", dénonce Grégoire.

Le plan local d'urbanisme bioclimatique : une arme contre la spéculation

Il y a un an, la majorité sortante votait le plan local d'urbanisme bioclimatique. Un texte ambitieux pour réguler le marché privé. "Nous disposons maintenant d'outils beaucoup plus ambitieux", explique Grégoire.

Le but ? Lutter contre la vacance des logements et limiter les dérives spéculatives. À Paris, l'attractivité économique et touristique pousse les prix à des niveaux stratosphériques. Le marché se financiarise, devenant un produit d'épargne pour les plus riches.

La gauche unie promet une offensive législative pour renforcer la régulation. "Il faut des lois pour protéger Paris de la voracité du marché", insiste Grégoire. Mais la bataille est loin d'être gagnée.

30 000 logements sociaux supplémentaires : comment financer ?

30 000 logements sociaux supplémentaires. C'est l'engagement phare de la gauche unie. Mais comment financer cette promesse sans augmenter la dette de la ville ?

La ville de Paris consacre aujourd'hui 800 millions d'euros au logement. Un montant en forte hausse, mais insuffisant pour atteindre les objectifs fixés.

Emmanuel Grégoire propose de dégager des économies sur le train de ville et l'hôtel de ville. "Nous avons aussi un gros travail à faire sur la redevance d'occupation du domaine public", ajoute-t-il. Une manière de faire contribuer ceux qui utilisent Paris pour valoriser leurs marques.

La gauche unie mise aussi sur l'augmentation des recettes. "Nous devons être plus efficaces", insiste Grégoire. Une promesse ambitieuse, mais encore floue.

Les mineurs isolés : un scandale qui perdure

"On veut un logement pour nos enfants qui sont en danger." Ces mots, ce sont ceux des mineurs isolés qui manifestaient en août dernier. Ces jeunes, souvent sans papiers, errent dans les rues de Paris, sans abri ni protection.

Le 115 est saturé. Les logements d'urgence manquent. Utopia 56, une association engagée, tente de pallier les carences de l'État. Mais les moyens sont insuffisants.

La gauche unie promet un plan d'urgence complémentaire, avec 4 000 places supplémentaires. "Zéro enfant à la rue à partir de l'hiver 2026", annonce Grégoire. Un engagement fort, mais qui nécessitera des moyens colossaux.

Laurent Sorel, colistier de Grégoire, salue le travail des collectifs de soutien. "Ces jeunes étaient invisibles. Aujourd'hui, ils sont au centre du débat", explique-t-il. Mais les promesses devront être tenues.

L'accès à la propriété : un rêve inaccessible pour beaucoup

Paris, ville de locataires. 70 % des Parisiens louent leur logement. Pour les classes moyennes, l'accession à la propriété est devenue un rêve inaccessible.

Le prix du mètre carré frôle les 10 000 euros. Un montant prohibitif, même pour les mieux rémunérés. La gauche unie mise sur le bail réel solidaire (BRS), un outil permettant l'accession à moitié prix de marché.

"Le BRS permet à des gens qui ont un peu d'épargne d'acheter un appartement à 5 000 euros le mètre carré", explique Grégoire. Un mécanisme antispéculatif, où la puissance publique récupère sa part d'intéressement lors de la revente.

Mais le défi reste immense. La gentrification de Paris et de sa métropole est un phénomène historique. Pour inverser la tendance, il faudra des mesures radicales.

La stratégie électorale : Rachida Dati, l'adversaire à abattre

"Nous n'avons qu'une seule adversaire : Rachida Dati." Emmanuel Grégoire ne mâche pas ses mots. Face à la candidate de droite, la gauche unie mise sur l'union et la cohérence.

Les programmes de la gauche ne diffèrent pas radicalement. Mais l'enjeu est ailleurs : empêcher Dati de conquérir la mairie de Paris. Une bataille politique autant qu'idéologique.

La gauche unie promet de protéger la mixité sociale de Paris. "C'est un enjeu philosophique et politique", insiste Grégoire. Mais les Parisiens attendent des actes, pas des mots.

La crise du logement à Paris est une bombe à retardement. Les promesses de la gauche unie sont ambitieuses. Mais face à la réalité du terrain, elles devront être tenues. Le combat ne fait que commencer.

Par la rédaction de Le Dossier

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