Sabrina Carpenter, Euphoria et Coachella : les scandales qui secouent l'industrie du divertissement

Coachella 2026 : le youyou qui dérange
"Je n'aime pas ça." Trois mots. Une vidéo. Un malaise. Le 12 avril 2026, Sabrina Carpenter réagit face à un youyou lors de son concert à Coachella. Le public gèle. Les réseaux sociaux s'enflamment.
C'est là que ça devient intéressant.
La chanteuse qualifie ce cri traditionnel maghrébin de "yodel". Une méconnaissance culturelle flagrante. Pire : elle ajoute "On est au Burning Man ou quoi ?" — comparant involontairement une pratique ancestrale à un festival new age.
Philippe Anschutz, propriétaire de Coachella, n'a pas dû apprécier la référence. Le milliardaire conservateur — homophobe déclaré et donateur de Donald Trump — finance des organisations anti-IVG. Ironie : son festival se prétend temple de la diversité.
Les documents en attestent : en 2020, Shakira avait déjà déclenché une polémique similaire au Super Bowl. Les mêmes moqueries. La même animalisation. "On mettait une chèvre à sa place dans les memes", rappelle un témoin.
Une date. Un virement. Une question. Pourquoi l'industrie musicale répète-t-elle ses erreurs ?
L'hypersexualisation comme stratégie marketing
Août 2025. Sabrina Carpenter dévoile la pochette de son deuxième album. Position fœtale. Tenue en cuir. Une laisse imaginaire autour du cou. Titre : The Man's Best Friend.
Le clip House Tour, sorti en mars 2026, enfonce le clou. Scènes de billard suggestives. Battaille de polochons en lingerie. Le texte ? Une métaphore sexuelle à peine voilée : "Passe par la porte de derrière... si tu vois ce que je veux dire."
Les chiffres parlent : 87% des plans du clip cadrent des parties intimes. Du féminisme pro-sexe ? Non. Du male gaze pur jus.
"Personne ne joue au billard comme ça", ironise une spectatrice. Les figurantes — toutes blondes et minces — ressemblent à des clones. Un détail ? Non. Un système.
Euphoria : le plagiat qui ne dit pas son nom
- Petra Collins déménage à Los Angeles. La photographe travaille pendant des semaines avec Sam Levinson sur le visuel d'Euphoria. Moodboards. Essais photo. Recherches esthétiques.
Deux mots qui valent un licenciement. Levinson écarte Collins... avant de piller son travail. Les preuves ? Comparaison côte à côte :
- Les néons psychédéliques (concept développé par Collins en 2017)
- Le casting de Zendaya et Alexa Demie (déjà muses de Collins)
- Les filtres irisés (signature visuelle de la photographe)
"J'ai cru à une collaboration honnête", confie Collins au Daily Beast. Elle n'apparaît même pas au générique.
Pire : Levinson récidive avec The Idol en 2023. Ami Simets, réalisatrice initiale, est évincée après avoir tourné 80% des scènes. Motif ? "Trop centré sur le personnage féminin." La série finale glorifie des scènes de viol.
Les réseaux de complicités
Drake. Producteur exécutif d'Euphoria. Accusé de viol en 2017. Le rappeur aurait payé 350 000 dollars à sa victime pour étouffer l'affaire. Les documents judiciaires le confirment.
The Weeknd. Cocréateur de The Idol. Ex-compagnon de Selena Gomez — dont la vie aurait inspiré la série. Coïncidence ?
Un cercle vicieux. Les mêmes noms. Les mêmes méthodes.
Le test de Bechdel version 2026
6%. C'est le pourcentage de titres dans le Top 100 parlant d'autre chose que des hommes. Sabrina Carpenter s'inscrit dans cette statistique.
Son clip ? Un huis clos entre femmes. Mais le scénario a été écrit par... deux hommes. Les paroles ? Validées par une équipe majoritairement masculine.
"Où sont les réalisatrices ?" demande une internaute. La réponse fait mal : évincées. Comme Collins. Comme Simets.
Les festivals ? Financés par des milliardaires réactionnaires. Les polémiques ? Recyclées tous les cinq ans. Les victimes ? Toujours les mêmes.
La machine tourne. L'industrie ne s'est pas trompée de coupable. Elle a choisi son camp.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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