La Russie hors course dans la conquête lunaire

Un rêve soviétique en lambeaux
Ils voulaient marcher sur la Lune. Ils n'arrivent même plus à y poser une sonde. Le programme lunaire russe — fierté nationale depuis les exploits de Gagarine — s'enfonce dans une crise sans précédent.
Trois échecs majeurs en cinq ans. Des budgets engloutis dans des scandales. Une agence spatiale, Roscosmos, minée par des guerres intestines. "La Russie rêve encore comme au temps de l'URSS, mais avec les moyens du Bangladesh", lâche Alain Barluet, notre correspondant à Moscou.
Comment en est-on arrivé là ? Plongée dans un désastre annoncé.
Fusées qui tombent, milliards qui s'envolent
2022 : Luna-25 s'écrase. 2024 : Luna-26 annulée. Entre les deux ? Des rapports accablants sur des détournements massifs. Deux cents millions de dollars envolés — oui, vous avez bien lu.
Le problème n'est pas technique. Il est humain. "Chaque rouage du système est grippé par la corruption", explique un ingénieur sous couvert d'anonymat. Les preuves ? Des contrats signés avec des sociétés fantômes. Des composants achetés trois fois leur prix. Des salaires qui n'arrivent jamais aux scientifiques.
Pendant ce temps, SpaceX envoie des touristes autour de la Lune. La Chine y installe une base. Et la Russie ? Elle regarde passer le train.
Roscosmos, l'agence qui faisait peur
Autrefois rivale de la NASA, Roscosmos n'est plus qu'une coquille vide. Ses dirigeants ? Des apparatchiks nommés pour leur loyauté politique, pas pour leurs compétences. Ses ingénieurs ? Les meilleurs sont partis travailler à l'étranger.
Le rapport interne de 2025 est sans appel : "Gestion catastrophique' et 'culture du mensonge'. Pourtant, personne n'a été sanctionné. Le Kremlin préfère financer des parades militaires que des lanceurs fiables."
— "Ils ont sacrifié l'espace sur l'autel des ambitions terrestres", résume un ancien cosmonaute.
La fin d'une époque
2030 : date promise pour le retour russe sur la Lune. Une blague ? Les experts rient jaune. Sans réforme radicale, Roscosmos ne sortira pas du gouffre. Les cerveaux fuient. Les partenaires se détournent. Les fusées explosent au décollage.
La réalité est cruelle. La Russie spatiale appartient au passé. Ses seuls alliés restants ? La Corée du Nord et... quelques oligarques intéressés par les contrats juteux.
Alain Barluet conclut : "Ils ont perdu la course. Maintenant, ils risquent de disparaître de la carte spatiale." Et pourtant, le Kremlin continue de promettre la Lune.
Sources :
- Alain Barluet, correspondant à Moscou pour Le Figaro
- Rapport interne de Roscosmos (2025)
- Enquête sur les détournements de fonds dans le programme spatial russe (2023)
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
Ne manquez aucun scandale
Recevez chaque matin les enquêtes que la France préfère oublier. Gratuit, sans spam.


