Castration chimique : Retailleau et Caroline Darian relancent le serpent de mer

« Traiter le mal à partir de la racine »
Bruno Retailleau ne mâche pas ses mots. Sur CNEWS, le ministre s’est dit favorable à la castration chimique. Son argument : « Il faut traiter le mal à partir de la racine. » Le principe ? Un traitement qui bloque la production de testostérone, réduisant ainsi le désir sexuel. L’objectif est double — faire baisser le taux de récidive et désengorger des prisons qui débordent. Une promesse radicale.
Caroline Darian et le Royaume-Uni
Au printemps dernier, Caroline Darian, la fille de Gisèle Pelicot, a été interrogée par Sky News. Sa position est claire : « Lorsque vous êtes à ce niveau de criminalité, il n’y a rien d’autre que vous puissiez faire. » La castration chimique obligatoire ? « Une partie de la solution », répond-elle. De l’autre côté de la Manche, le Royaume-Uni pousse le curseur encore plus loin. La ministre de la Justice Shabana Mahmood envisage de rendre ce traitement obligatoire pour certains délinquants sexuels. Le but : casser la récidive à la source.
Une marche blanche, un écho médiatique
Ce dimanche, à Fleurance, dans le Gers, une marche blanche a rendu hommage à la jeune Lyhanna. Et, comme souvent après des crimes sexuels très médiatisés, le débat resurgit. Le Figaro le dit tout net : la castration chimique est un « serpent de mer », une « solution miracle » qui ne l’est pas. Une fausse baguette magique, en somme.
(Oui, vous avez bien lu.)
Sources : Le Figaro (enquête d’Esther Paolini et Emma Ferrand, 8 juin 2026), CNEWS (interview de Bruno Retailleau), Sky News (interview de Caroline Darian).
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Par la rédaction de Le Dossier
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